Atlus recharge la formule Persona pour ce remake de Persona 4, attendu en 2027.
Plutôt confidentielle en dehors du Japon, la série des jeux Persona (un spin-off de Shin Megami Tensei) a vu sa popularité exploser avec Persona 5, dont la direction artistique, la bande-son et surtout l’interface utilisateur avaient conquis un très large public.

Comprenant qu’elle tenait une formule gagnante, Atlus a récemment sorti un remake de Persona 3 (testé d’ailleurs dans ces lignes) et s’apprête maintenant à sortir ce nouveau remake de Persona 4, sorti à l’origine sur PlayStation 2 en 2008 puis dans une version remasterisée, Persona 4 Golden, sur PS Vita en 2012. C’est cette version qui est disponible sur PC depuis 2020.
La série se déroule toujours dans un cadre scolaire : vous y incarnez un lycéen muet (comme toujours avec le personnage principal de cette série) qui, avec ses compagnons, va enquêter sur d’étranges meurtres dans une petite ville de province japonaise. Vos héros développeront des « Persona », des entités reflétant l’âme de leur détenteur, leur vrai moi, et disposant de pouvoirs de combat.
Oui, cela ressemble fortement au concept des Stands du célèbre manga JoJo’s Bizarre Adventure, et oui, le designer principal des personnages de la série, Shigenori Soejima, a reconnu s’en être inspiré.

Durant mon heure de test à la gamescom cette année, j’ai pu essayer trois courtes démos distinctes.
La première portait sur le mode histoire. Dans cet extrait, deux des lycéens héros de l’aventure s’aventurent la nuit dans le quartier commerçant, accompagnés d’un étrange personnage en forme d’ourson, Teddie. Nos héros y rencontrent des Ombres, créatures venues du monde de la télévision, cette autre dimension où se déroule une partie du jeu. C’est à cette occasion qu’ils révèlent leur Persona : pour Yosuke, l’étudiant jovial, cela passe par l’acceptation de sa propre part d’ombre, au terme d’un combat. Les affrontements se déroulent de façon assez classique, au tour par tour : votre personnage peut attaquer, se mettre en garde ou déclencher une attaque de sa Persona.
Une deuxième courte démo montrait la mécanique d’exploration des donjons, ainsi qu’un autre combat de boss, cette fois contre la part d’ombre d’une autre de leurs compagnes, Chie Satonaka.

Enfin, une troisième démo montrait notre personnage se rendre à la Chambre de Velours, un lieu que l’on retrouve dans tous les jeux de la série. Dans Persona 4 Revival, elle prend la forme d’une limousine en perpétuel mouvement. On y retrouve l’énigmatique Igor : c’est cet endroit qui permet de fusionner des Personae afin d’en créer de plus puissantes. Dans cette démo, mon personnage y rencontrait la mystérieuse Marie, avant de l’inviter à découvrir le monde des humains.

C’était aussi l’occasion d’examiner un aspect important du jeu : l’amélioration des liens sociaux. Non seulement ce système rend l’histoire plus intéressante, mais il améliore aussi les capacités du personnage en combat.
Comme toujours dans la série, la journée est découpée en différents segments, et il faut répartir son temps entre chacun d’eux afin de développer les différentes compétences sociales de son personnage.
Et comme toujours, l’un des éléments qui fonctionnent particulièrement bien dans la série des Persona, c’est ce mélange entre le banal du quotidien lycéen et le fantastique de ces enquêtes surnaturelles.

L’interface est, comme d’habitude chez Atlus, particulièrement soignée et réactive : la formule semble désormais parfaitement rodée. N’ayant jamais joué à l’original ni à sa version remasterisée, ce remake me tente beaucoup.
Une date de sortie est déjà calée au 18 février 2027, sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC.
