Sega ressort son classique de l’arcade, ancien grand succès de la regrettée Dreamcast.
Dans Crazy Taxi: World Tour, comme son nom l’indique, vous incarnez Alex, un chauffeur de taxi qui ne semble pas franchement tenir à ses points de permis. Cette fois, Alex part à la recherche des voleurs qui lui ont dérobé son taxi préféré — le prétexte idéal pour voyager de continent en continent.

Une aventure enfin scénarisée
Nouveauté de cet épisode : l’aventure est désormais scénarisée, et vous lance sur les traces de criminels internationaux à travers cinq villes du globe.
Le gameplay de base reste fidèle à la formule d’origine : s’arrêter pour prendre des clients, puis les emmener le plus vite possible à destination avant l’expiration d’un compte à rebours, en suivant la flèche de direction affichée en haut de l’écran — le tout pour accumuler un maximum d’argent. Des bonus récompensent en plus les manœuvres particulièrement dangereuses réalisées sans collision.

Bien sûr, la navigation avec cette flèche de direction n’a rien de très précis, et c’est justement tout l’intérêt du jeu : cette approximation vous pousse à commettre les pires outrages au code de la route. Rouler à contresens, se servir des semi-remorques porte-voitures comme de tremplins, foncer sur les trottoirs à fond la caisse… le tout sur fond de musique d’Offspring ou de Bad Religion à plein volume. De quoi retrouver instantanément l’esprit de la fin des années 90.
Direction l’Allemagne
Comme son nom World Tour l’indique, le jeu ne se cantonnera plus au seul San Francisco de l’épisode original. La démo que nous avons pu essayer à Cologne représentait justement une ville allemande, mêlant des caractéristiques de plusieurs lieux du pays réunis en une seule agglomération. Gamescom oblige, j’ai cru y reconnaître le Dom de Cologne, l’emblématique cathédrale de la ville.

La carte s’est révélée particulièrement vaste et détaillée, avec une direction artistique très colorée qui colle bien à l’esthétique de la série. Sans surprise, tous les personnages croisés arboraient un fort accent allemand. Le réalisme est par ailleurs renforcé par la présence de nombreuses marques réelles, qui semblent devoir apparaître un peu partout dans le jeu.

Des missions annexes bienvenues
Au-delà du gameplay classique de chauffeur de taxi, le jeu proposera aussi des missions secondaires et de petits boulots, aussi variés que loufoques. Pendant la démo, j’ai par exemple dû emmener un wingsurfeur à toute berzingue avant de freiner au bord d’une falaise pour l’envoyer voler le plus loin possible. J’ai aussi aidé un pizzaiolo à livrer ses pizzas, fait la course avec un conducteur pour le moins étrange qui appelait sa voiture « sa femme »… et même initié un extraterrestre à la conduite terrestre, dans une mission aussi absurde que réjouissante.
Multijoueur et retour des pilotes historiques
Le jeu proposera également un mode multijoueur en ligne. La bande-annonce dédiée à ce mode confirme d’ailleurs le retour d’autres pilotes emblématiques de la série, tels que Gena, B.D. Joe et Gus.

Premières impressions
En prise en main, Crazy Taxi: World Tour se montre très nerveux et résolument arcade : on retrouve d’emblée les sensations de la série, avec ce plaisir presque régressif de foncer partout sans la moindre conséquence. Un vrai bol d’air, et surtout beaucoup de fun.
Crazy Taxi: World Tour est prévu pour 2027, sans date plus précise pour le moment. Le jeu sortira sur Xbox Series X|S, Xbox sur PC, Steam, PlayStation 5 et Nintendo Switch 2.
