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Infamous Keepers – preview Gamescom

Ecrit par papa

Cinq ans après Legend of Keepers: Career of a Dungeon Manager, Goblinz Studio ne referme pas le dossier des donjons mal gérés : le studio français annonce Infamous Keepers, un spin-off qui abandonne le tour par tour de son aîné pour un mélange de tower defense et de roguelite.

Le point de départ est du pur Goblinz Studio dans l’esprit : une satire du monde du travail transposée dans un univers de fantasy grotesque. Après le succès de Legend of Keepers, la Dungeon Company a tellement étendu ses activités qu’il ne reste plus un seul donjon inoccupé, « ni dans ce monde, ni dans les mondes environnants », nous explique sans ciller la Directrice des Ressources Monstrueuses lors d’une scène de dialogue en préambule de la démo. Chaque Keeper se retrouve seul avec son repaire, sommé de prouver sa rentabilité en empêchant une équipe de héros de le traverser de bout en bout. Réussir, et c’est la réintégration dans la Compagnie. Échouer, et c’est le licenciement sur-le-champ.

Un seul Keeper était jouable dans cette version de démo : Squish-Squish, la Slime Happiness Manager, une créature gélatineuse turquoise « naïve, peu sûre d’elle et désespérément optimiste », qui tente de tirer le meilleur parti d’une situation dramatique. Neb-ka, une momie encore marquée « Coming soon », laisse deviner un casting plus étoffé à la sortie.

Le vrai changement par rapport à Legend of Keepers, c’est le passage au temps réel : on ne joue plus des combats au tour par tour contre des groupes de héros, mais on défend en temps réel un donjon découpé en plusieurs salles reliées par des couloirs, à la manière d’un tower defense classique. Des vagues de héros s’engouffrent par une porte et progressent vers le Keeper, qu’il faut protéger coûte que coûte : sa défaite entraîne l’échec immédiat de la run.

Pour les arrêter, on dispose d’un arsenal classique du genre mais bien intégré à l’univers de la licence : tours, pièges (catapultes, pièges à pointes…) et créatures.euh .. je veux dire personnel à recruter via un système de candidatures façon offre d’emploi.

Entre les vagues, comme dans tout bon roguelite, on recrute des créatures, pardon, des employés, on améliore ses défenses, on monte de niveau ou on choisit ses contrats. Le jeu est clairement pensé pour l’enchaînement de runs et le déblocage progressif de contenu.

Sur le plan artistique, Infamous Keepers conserve la patte reconnaissable de la licence : donjons en pixel art isométrique très détaillés, ambiances faite de faibles lueurs tantôt chaudes, tantôt glaciales et spectrales, et une interface qui mélange sans complexe pixel art et illustrations dessinées à la main pour les cartes et les scènes de dialogue.

Difficile, aussi, de ne pas penser au classique de Molyneux, Dungeon Keeper, sorti en 1997. La comparaison n’est jamais loin quand on incarne le méchant de l’histoire.

Sur la base de cette courte session, Infamous Keepers donne surtout l’impression d’un pari cohérent : Goblinz Studio ne cherche pas à faire une suite directe de Legend of Keepers, mais une déclinaison qui exploite le même univers et le même sens de l’écriture pour un genre différent, plus nerveux et plus orienté sur la gestion en temps réel. Le mélange tower defense/roguelite n’est pas neuf en soi, mais l’habillage narratif, cette satire assumée du monde de l’entreprise appliquée à la gestion d’un donjon, reste la vraie signature de la licence, et elle passe très bien le cap du changement de genre.

Infamous Keepers est annoncé pour le premier trimestre 2027 sur Steam.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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