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Scarlet Nexus

Ecrit par papa

La nouvelle licence de Bandai Namco vient titiller les amateurs d’anime 

Scarlet Nexus prend place dans un univers futuriste, à New Himuka au Japon où votre personnage, au choix Yuito Sumeragi ou Kasane Randall, s’engage dans la BEA (Brigade d’Extermination des Autres) pour combattre des créatures monstrueuses appelées les Autres dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’elles dévorent les cerveaux humains. Les membres de la BEA disposent de capacités spéciales leur permettant de combattre les Autres. Yuito et Kasane possèdent ainsi un pouvoir de psychokinésie et peuvent ainsi lancer de lourds objets sur ses adversaires. Yuito est un expert au combat rapproché avec ses épées tandis que Kasane attaque à distance avec ses couteaux volants. Les membres de la BEA sont de véritables stars suivis en permanence par les essaims de drones caméras des journalistes (appelés corbeaux dans le jeu).

Grâce au lien télépathique entre les héros de votre groupe, appelé le SAC,  il vous sera possible d’emprunter temporairement les capacités spéciales de vos  alliés comme la pyrokinésie, la téléportation, l’invisibilité, l’hypervélocité, la sclérokinésie et bien d’autres encore. Cela ajoute énormément de profondeur au système de combat.

Le gameplay est vif et c’est un véritable plaisir d’effectuer des d’enchaînements entre attaques à l’arme blanche et pouvoirs psioniques. On sent l’inspiration des beat ’em up nerveux à la Devil May Cry.  Et le fait de pouvoir “emprunter” le pouvoir des coéquipier augmente substantiellement les possibilités. Il faudra le plus souvent à l’instar d’un Monster Hunter trouver le point faible de l’ennemi. Toutefois certains Autres disposent d’une carapace qui protège leur point faible requérant ainsi de la briser en premier lieu. Le pouvoir d’invisibilité sera ainsi bien utile pour approcher l’ennemi sans se faire repérer et attaquer le point faible (et obtenir des coups critiques). Le pouvoir électrique permettra quant à lui de paralyser les adversaires. Et il est à noter que les Autres sont parfois plus sensibles à certains pouvoirs ce qui demandera de l’adaptation. En enchaînant les combats votre personnage gagnera des niveaux et des points cérébraux qui permettront de déverrouiller un arbre de compétence (la carte cérébrale) et apprendre de nouvelles attaques. Vous combattrez le plus souvent en équipe, vos coéquipiers étant dirigés par une IA dont il sera possible d’assigner des tactiques.

Entre les missions vous pourrez vous reposer dans la planque (en fait l’appart de la richissime famille de Yuito). L’occasion de nous des liens avec vos alliés en leur offrant des cadeaux où en partageant une discussion. Parfois cela donnera l’occasion d’une mission annexe avec ce personnage (appelée « étape de relation ») permettant de renforcer les niveaux d’affinité et ainsi de gagner des effets supplémentaires en combat. Cet interlude sera aussi l’occasion de choisir ses coéquipiers de combats et ainsi que ceux qui resteront en réserve. 

Au niveau de la direction artistique on appréciera ce Japon cyberpunk hyper coloré plein de néons et d’écrans holographiques fourmillant de détails. Si les personnages ont tous les traits caractéristiques de l’animation japonaise, l’aspect bizarre et organique des Autres tranchera avec l’environnement technologique.   

Pour ce qui est des dialogues on retrouve les thèmes typiques de Shōnen à base d’amitié, d’esprit de groupe et de dépassement de soi, tout en frôlant les Seinen avec l’aspect plus sombre du scenario. Les personnages communiquent souvent via des messages cérébraux (des SMS encore plus intrusifs) permettant d’en apprendre un peu plus sur ce monde étrange. On retrouve d’ailleurs parmi les développeurs un scénariste ayant travaillé sur les « Tales of », une autre licence phare de bandai Namco. L’histoire peut-être un peu convenue pour les amateurs du genre évoquera les dystopies futuristes et les manipulations des gouvernants pour protéger la population.

Si le jeu dispose d’un vrai générique d’anime, du genre qui vous donne la chair de poule, pour le reste de l’environnement sonore on oscille souvent entre le duo classique de la musique de jeu vidéo japonais: easy listening jazzy pour les moments calmes et eurodance énervée dans les passages d’action.

Scarlet Nexus offre de nombreux éléments de QoL comme le choix de pouvoir garder les voix japonaises ou ces points de sauvegardes raisonnablement espacés afin de pouvoir faire d’assez courtes sessions, les vieux gamers comme moi apprécieront. 

En outre Bandai Namco a assuré un lien entre le jeu et la série éponyme disponible en simulcast sur Wakanim. Ainsi il sera parfois nécessaire d’indiquer dans le jeu un code à identifier dans un épisode de la série afin d’accéder à des missions annexes. Treize codes sont à découvrir dans les treize épisodes de l’animé. On apprécie aussi le fait d’avoir deux campagnes légèrement différentes grâce au choix de personnage entre Yuito et Kasane.

Parmi les regrets on déplorera l’enchaînement de couloirs et la répétition des niveaux .Et c’est mineur mais la double validation pour fermer les astuces est assez pénible.

L’excellent gameplay de Scarlet Nexus pourra convenir aux joueurs moins férus de l’esthétique manga/anime. Les autres seront aux anges. Scarlet Nexus est déjà disponible sur Xbox Series X et S, Xbox One, PlayStation 5, PlayStation 4 et PC via Steam.

Test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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