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Resident Evil Village

Ecrit par papa

Je n’ai jamais aimé la vie de village de mon enfance, et Resident Evil me le rappelle avec force: les trottoirs sont souvent boueux, ça sent fort, il y a des têtes de chèvre et des cadavres qui pendent ainsi que des loups garous. Comment ça vous n’aviez pas ça dans votre jeunesse au village ? 

Resident Evil Village (ou Resident Evil VIII par le biais d’une sympathique stylisation) suit directement le précédent volet, Resident Evil VII donc, qui avait fortement renouvelé la licence horrifique. En effet, Resident Evil VIII adopte à nouveau la vue à la première personne et vous y incarnez encore Ethan Winters, ce personnage assez neutre dont le visage n’est jamais dévoilé clairement.

Depuis les événements traumatisants de Resident Evil 7: Biohazard, où Ethan avait délivré son épouse Mia, captive et contaminée par une arme biologique dans une plantation du Sud des États-Unis, le couple vivait une vie paisible dans l’Est de l’Europe avec leur fille de 6 mois, Rose. Jusqu’à ce que Chris Redfield, héros récurrent de la série, et ses hommes débarquent et capturent Ethan et Rose de façon violente sans la moindre explication. Les kidnappeurs sont eux-mêmes attaqués et Ethan va se retrouver dans un village enneigé, plein de secrets sous la coupe d’une effrayante Mère Miranda à la recherche de son enfant. 

On retrouve le gameplay habituel de la série où il vous faudra explorer des endroits particulièrement inquiétants en ramassant les indices et objets qui vous permettront de débloquer les passages suivants. Le jeu comporte son habituel lot de passages secrets et de clés symboliques. Mais il faudra aussi vous défendre avec diverses armes à feu (bien sûr avec des munitions en nombre limité, mais peut-être un peu moins que d’habitude) contre les monstruosités locales, et en particulier au début contre de menaçants lycanthropes. L’animation de ceux-ci est particulièrement satisfaisante, ces créatures hyper agiles pouvant se lancer dans une glissade pour vous attraper ou faire des bonds impressionnants. 

Les précédents joueurs de la série ne seront pas étonnés de la gestion de l’inventaire dans lequel il s’agit de mettre des objets dans des cases prédéfinies, heureusement les objets importants comme les clés n’impactent pas votre stockage limité. Petite nouveauté, il est désormais possible de bloquer les attaques en combat. Les sauvegardes se font toujours sur des machines à écrire (heureusement sans la terrible mécanique des rubans encreurs en nombre limités). Et on trouvera encore une fois un marchand, celui-ci s’appelle le Duc, omniscient pourvoyeur d’objets forts utiles (sac plus grand, recettes pour fabriquer ses munitions ou soins, armes, …), qui guidera Ethan le long de l’aventure. Il pourra même, si vous lui en fournissez les ingrédients, vous concocter des plats améliorant de façon permanente votre santé ou votre défense. 

Comme dans l’épisode précédent Ethan subira de nombreux sévices (les mains d’Ethan sont désormais un meme) et montrera une étonnante capacité de guérison. Le Village étant sous la coupe de 4 maisons, il devra affronter le château de Alcyna Dimitrescu (la grande dame devenue l’emblème du jeu), la maison Beneviento peuplée de poupées glaçantes, le lac de Moreau, la forteresse et l’usine d’Eisenberg. Tout au plus on constatera que les puzzles sont un peu moins complexes que dans les précédents épisodes, cela permet une partie plus fluide mais certains joueurs regretteront ces petits interludes.

Resident Evil VIII retranscrit à merveille l’impression de se retrouver dans un monde différent avec ses propres règles, rites et coutumes auquel vous êtes étranger. La direction artistique est frappante, mêlant un photoréalisme saisissant des décors aux aberrations monstrueuses se dressant sur votre chemin. Le travail sur l’éclairage est stupéfiant, et je vous conseille de bien calibrer votre HDR pour bénéficier de tous les détails. Sur console next gen et PC haut de gamme  le jeu s’affiche en 4K  et ray tracing de façon très fluide. Et puis l’absence quasi totale d’interface (tout au plus le nombre de balles s’affiche lorsque vous pointez votre arme) renforce énormément l’immersion. La réalisation du jeu est particulièrement soignée, je vous encourage d’ailleurs à regarder cette vidéo de Capcom sur l’importance qu’a eu le département Quality insurance (QA) lors du développement pour s’assurer d’une finition et d’une qualité haut de gamme.

Bien sûr vous passerez une grande partie dans des manoirs et autres caves sombres, mais il est à noter que contrairement à nombre d’épisodes, une partie se passe en pleine journée, sans que l’horreur n’en soit diminuée.

L’horreur parlons-en : créatures monstrueuses et tortures seront monnaie courante. Bien sûr les jumpscare seront de la partie (ma famille et mes voisins peuvent témoigner de hurlements ne provenant pas forcement du jeu). Je n’ai pas joué à Resident Evil VII, son aspect confiné et creepy m’avait trop rebuté. Mais Resident Evil Village renoue avec une horreur plus grand-guignolesque, plus proche des mythes de l’épouvante européenne (les loups garous, les morts vivants, les vampires) qui me convient mieux. Néanmoins tout cela fut bien effrayant et bien sûr le pire étant l’horreur suggérée (cette porte qui s’ouvre, cette silhouette que l’on entraperçoit, …). L’ambiance sonore se révèle effrayante à souhait et le doublage français est de bonne qualité.

Le jeu offre aussi un mode « Mercenaires » une fois l’histoire principale terminée permettant d’affronter des hordes de monstres. De plus Resident Evil Village offrira un mode multijoueur, ou plutôt un jeu à  part entière appelé Resident Evil Re:Verse permettant de jouer de quatre à six joueurs. Ce jeu a été décalé à l’été 2021. Resident Evil Re:Verse opposera 2 équipes de de 3 personnages parmi l’univers de la saga en match à mort par équipe. Lorsque vous mourrez, votre personnage se transforme en une des créatures monstrueuses de la série. J’ai pu essayer la beta et cela semble un bonus sympathique mais assez limité.

Resident Evil Village allie une atmosphère très soignée à une réalisation de grande qualité, gardant les éléments clés de la saga sans perdre les nouveaux joueurs. Le jeu est disponible sur PS5, PS4, Xbox Series, Xbox One, Steam, Stadia.

Test réalisé sur une version PS5 fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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