article de Papa indé Nintendo Switch PC PS4 XBOX One

Olija

Ecrit par papa

Dans Olija vous incarnez Faraday, un noble désargenté qui tente une dernière expédition maritime pour apporter un peu de ressources à son village appauvri. Hélas une baleine attaque son bateau et il s’échoue dans la mystérieuse contrée de Mangemonde. Là, il rencontrera d’autres naufragés et va peu à peu leur apporter l’espoir de rentrer. 

Pour cela Faraday va explorer l’archipel et trouver des grottes et autres donjons à explorer. L’occasion de sauver des membres de son équipage perdus et capturés par des clans agressifs. 

Harpon et Groucho

Rapidement il trouvera un harpon aux propriétés magiques, celui-ci lui permet à son possesseur de se téléporter à l’endroit où se plante l’arme. Enfin pas n’importe où, il faut que le harpon s’enfiche dans une créature ou un objet. Heureusement des créatures cyclopéennes présentes en de nombreux endroits serviront de points d’attaches bien pratiques. Cela entrainera un gameplay d’énigmes simples pour accéder à certains points du jeu. 

Votre héros trouvera aussi d’autres armes, telle qu’une rapière, une arbalète ou un tromblon pour venir à bout des ennemis, créatures et autres esprits. Les combats sont assez rapides et énergiques, et on prendra plaisir d’ajouter la téléportation du harpon dans les combos pour améliorer le coup fatal. 

Travailler du chapeau 

Au fur et à mesure de vos exploits, Rade-Marée, l’endroit où ont échoués tous les autres naufragés, va se développer. Diverses échoppes feront leur apparition et la ville gagnera en couleurs. Les ressources accumulées vous permettront d’acheter des chapeaux chez un mystérieux chapelier (fou?). Ces couvre-chefs vous apportent des capacités spéciales : l’un pourra drainer l’énergie des ennemis, un autre libérera des plumes lacérant les adversaires tandis qu’une coiffe pourra générer de l’électricité. Comme le dit le vendeur “Le chapeau d’un homme peut accomplir bien des choses”.  

Bon clairement Olija ne vise pas la fidélité photographique, les graphismes sont en pixel art, en pixels bien gros et le jeu laisse une grande part à notre imagination. Ça m’a rappelé un peu Sword & Sworcery (mais en nettement moins détaillé). Pourtant on accroche vite et on est parfois amusé de la capacité des développeurs à créer des décors exotiques ou faire poindre une émotion avec cette bouillie de pixel, un talent.

La narration minimaliste d’Olija est une de ses grandes forces, puisant dans les aventures de pirates des films du début du 20e siècle, ces aventures sentant bons les mers du sud et rêvant d’une Asie mystique. Une époque où le monde vaste regorgeait de mystères. Et bien sûr il y a Olija, souveraine du royaume, et dont Faraday ne sera pas insensible (la scène du combat entre amoureux est superbe).

Le jeune studio de Kyoto, Skeleton Crew Studio, a aussi fait un excellent travail sur l’ambiance sonore qui illustre cette rencontre entre deux univers oscillant entre ambiance hispanisante avec ses guitares plaintives, et des thèmes plus mystérieux d’inspiration asiatique. 

Le jeu est assez court et prendra moins d’une dizaine d’heure à finir (j’aime prendre mon temps, pour beaucoup il ne prendra que 4 heures) et c’est parfait pour éviter répétition et lassitude et maintenir le joueur dans une découverte permanente.

Olija réalise la prouesse d’offrir avec ses gros pixels baveux un sentiment d’aventure et de découverte. Sa narration garde ses mystères et entretient l’envie de progresser. De plus, le gameplay très dynamique fait qu’on explore avec plaisir les cavernes énigmatiques. Un excellent moment.

OIija est déjà disponible sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One et PC

Test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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