article de Papa PS4

13 Sentinels: Aegis Rim

Ecrit par papa

“Get In The Fucking Robot Shinji !”

Le dernier titre de Vanillaware est enfin à la rédac de Gamer de Père en Fils. 13 Sentinels: Aegis Rim, déjà sorti au japon fin 2019 n’arrive que maintenant dans nos contrées européennes où il est édité par Sega et c’est une exclusivité PS4.

Pour rappel Vanillaware c’est ce studio d’Osaka qui s’est fait connaître en 2007 avec l’action RPG en superbe 2D Odin Sphere. D’ailleurs la 2D léchée est leur marque de fabrique, artisans à contre-courant de la 3D omniprésente. 

13 Sentinels: Aegis Rim est une proposition particulière car c’est un mélange de combats tactiques et de visual novel. Très courant au Japon mais moins dans nos contrées, les visual novels bien que considérés comme jeux d’aventures sont plus proche d’un livre que d’un jeu vidéo dans ce sens où l’interactivité est très faible.

Le jeu vous fera incarner différents adolescents, 13 en tout, au Japon à diverses époques allant de 1945 à 2188. L’histoire est morcelée en une multitude de petits épisodes de chaque personnage. La plupart du temps il faudra simplement interagir avec le personnage ou trouver un objet pour faire progresser les dialogues. En pratique au cours des conversations ou de l’histoire, des thèmes apparaîtront dans vos pensées. Il sera alors possible d’associer ces pensées avec une personne ou un objet pour faire progresser l’aventure. Mais surtout il sera possible de revenir en arrière et de faire différents choix car certaines conversations tournent en boucle et c’est à vous d’apporter l’élément pour la faire avancer. Tout cela augmentera le pourcentage de progression de l’histoire de chaque personnage et votre compréhension globale de ce roman choral.  

13 Sentinels: Aegis Rim est un  mélange de manga et de science-fiction. Du manga les héros étant tous des lycéens, le récit inclut toutes les figures classiques d’adolescents ordinaires — amitié, école, et, la vie amoureuse comme dans un shōjo manga. Il se dégage un indéniable aspect de récit initiatique (coming of age). De la SF on trouvera pêle-mêle des références à Terminator, All You Need Is Kill, Dark City, La Machine à explorer le temps, Total Recall, La guerre des mondes, les films de Kaiju, … 

Difficile d’évoquer en détail l’histoire sans divulgâcher, mais il est question d’adolescents qui combattent une invasion de monstres, les deimos, grâce à des robots géants appelées sentinelles (un motif récurrent de nombreux film et BD japonaises), le tout saupoudré de voyages dans le temps, d’androïdes, d’IA, de chats qui parlent et de changements de personnalité. 

Si ce que j’ai évoqué ci-dessus fait penser à des clichés de la pop culture c’est que c’est tout à fait le cas. On retrouve aussi les archétypes des personnages ado de toutes les séries japonaises (l’ado réservé, le/la rebel(le), l’intello, …). Néanmoins l’histoire se révèle addictive via ces petites bouchées de narration qui s’entrelacent et qui durent en général 10 à 15 minutes (d’ailleurs le jeu gagne le “seal of approval de papa qui n’a pas le temps” pour la possibilité de jouer par petits morceaux). On se prend à toujours vouloir en savoir plus. 

La partie stratégie en temps réel vous fera choisir 6 personnages parmi les 13 mecas pour affronter la menace deimos. Ceux-ci ont différentes capacités (corps à corps, tir à distance, vol, ..) et il est possible de débloquer au fur et à mesure de nouvelles attaques. Très stylisée, voir trop (on ne voit en fait pas vraiment les robots ou les kaiju), la direction artistique offre un côté assez jouissif de voir se vaporiser une multitude d’ennemi dans un nuage de particules avec un tir bien placé. La difficulté semble cependant mal dosée car même en mode “normal” les 10-15 premiers niveaux sont beaucoup trop faciles. Heureusement après l’introduction vous pourrez choisir quand y jouer (bien qu’à certains moments la partie aventure demandera d’avoir atteint un certain point de la partie stratégie pour continuer). Elle a le mérite de permettre d’alterner et de faire une pause dans l’histoire (bien que des bribes d’histoires se révèlent aussi via ce biais).

George Kamitani le président de  Vanillaware évoque 6 ans de travail pour 13 Sentinels: Aegis Rim et cela se ressent. La 2D est magnifique, pleine de jeux de lumière. La narration est excellente (avec à noter une très bonne traduction) avec un contenu qui vous occupera de 20 à 30 heures. Attention cela s’adressera peut être plus particulièrement aux plus lecteurs d’entre vous. Mais j’ai adoré l’expérience.

Test réalisé à partir d’une version PS4 fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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