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Surviving Mars

Ecrit par papa

(Pas) seul sur Mars

Paradox Interactive connu pour ses jeux pointus de stratégie historique est aussi un éditeur et son dernier protégé est le jeu de gestion Surviving Mars développé par les bulgares d’Haemimont Games. Haemimont Games ne sont pas des débutants dans le domaine ayant travaillé sur 3 épisodes de la série de gestion Tropico (les 3,4 et 5)

Comme son nom l’indique Surviving Mars vous demandera d’assurer la survie d’une colonie sur la planète rouge.

Mais en tout début de partie c’est un choix bien terrien qu’il faudra faire : qui va payer pour votre projet ?

Il faudra ainsi sélectionner le sponsor du projet de colonisation. Ce choix aura un impact tout au long de la partie et représente une sorte de niveau de difficulté : en effet partir avec la Mission martienne internationale permet de disposer d’un nombre de fusées plus important (essentiel pour le ravitaillement et le transport de colons), un financement plus élevé et divers avantages. On trouvera des sponsors de différents pays (Inde, Chine) ou organisations réelles ou imaginaires (Europe, Eglise de la nouvelle arche). Ensuite il faudra déterminer le profil du commandant de mission (qui lui aussi donnera certains bonus) et même son logo (oui tout le monde choisira les choux de Bruxelles). Il y aura aussi le choix cryptique d’un mystère de Mars qui développera un léger scénario en cours de partie.

Une fois le contenu de la fusée sélectionné, à vous de déterminer la zone d’atterrissage de votre mission. Bien sûr il faudra, autant que faire se peut, choisir un site proche de ressources: béton (à partir de régolithe pour vos bâtiments), métaux et eau. Dès l’arrivée il faudra construire les premières structures essentielles : extracteur de béton, extracteur d’eau et d’oxygène et surtout des sources d’énergie (solaire, éolien ou générateur stirling). Un des points important sera de de créer les réseaux nécessaires pour acheminer l’électricité, l’air et l’eau. Il faudra aussi ne pas négliger le stockage (des matières premières, de l’énergie et des déchets).

Et tout cela sera construit grâce à vos charmants petits drones et rovers, indispensable ouvriers dévoués de votre utopie martienne. Une fois cette infrastructure de base établie il faudra penser à la construction de dômes capable d’accueillir les colons. Ceux-ci pourront contenir les nombreux bâtiments que l’on peut attendre d’une ville : foyers, éducation, recherche, mais il ne faudra pas négliger les parcs, fontaines et autres environnement de loisirs.

Vous pourrez sélectionner avec soin vos colons dans une mesure qui ferait s’évanouir les plus extrémistes des DRH : un système de filtre très complet, permet de choisir les volontaires à la vie sur Mars en fonction de traits tels que l’âge, le genre, les compétences, les défauts.

Au fur et à mesure de votre partie vous développerez des découvertes scientifiques dans des domaines variés (biotechnologie, ingénierie, robotique, physique, social, avancée) inspirés par la science mais aussi souvent fantasques. L’arbre de recherche est aléatoire et l’ordre des découvertes changera à chaque partie. La découverte de certaines anomalies vous permettra de faire avancer vos recherches.

Vous aurez accès à diverses informations sur l’état de votre colonie grâce à divers menus contextuels mais aussi par le biais d’un panneau d’état très pratique baptisé vue d’ensemble.

Comme tout jeu de type « city builder », votre colonie sera sujette à des catastrophes naturelles (tourbillon de poussière, tempêtes, météores, vagues de froid) pour pimenter un peu la partie.

Au fur et à mesure des parties, on s’appliquera à optimiser et créer la parfaite cité martienne (en installant de superbes infrastructures de réseaux redondants par exemple).

J’ai testé ce jeu sur Xbox One, et même si effectivement on ne pense pas toujours jeux de gestion lorsque l’on joue sur console de salon, le jeu s’est avéré très jouable en dépit de l’absence de souris. J’ai juste regretté l’affichage un peu petit sur une TV des éléments textuels.

Parmi les regrets, je trouve que le tutoriel à base de suggestions manque parfois d’information sur certaines étapes (le câblage et les réseaux), et j’ai regretté quelques détails d’interface (par exemple: ne pas pouvoir sélectionner les réseaux électriques pour les recycler comme tous les autres bâtiments et devoir y accéder via un autre menu).

Surviving Mars se révèle un jeu de survie contre un environnement hostile et un rappel salutaire et ludique de la rareté de nos ressources. Si vous avez dévoré la trilogie martienne hard SF de Kim Stanley Robinson et si vous avez changé votre nom pour Mark Watney ce jeu est fait pour vous. Et même dans le cas contraire, il offre une alternative originale et crédible aux jeux de type citi buillder.

Surviving Mars est disponible sur Windows, Mac, Linux, Xbox One et Playstation 4.

Test réalisé à partir d’une version Xbox One fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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