Des Saints à qui se vouer ?
Ce reboot de la série Saints Row prend place dans une ville sud-américaine fictive, Santo Ileso, où nos quatre héros vivent en coloc. Votre personnage, le “Boss”, débute comme mercenaire pour payer le loyer, tandis que Nennah travaille pour le gang des Los Panteros et Kevin pour les idols, un gang de clubbers anarchistes. Eli quant à lui est le cerveau de la bande et le wannabe entrepreneur. Rapidement les 4 amis vont constater que leur loyauté est plus forte que les liens les attachants à leur gangs respectifs et vont décider de fonder leur propre clan, les Saints.

C’est donc une préquelle que nous offre Volition. Le jeu se veut un peu plus réaliste que les précédents épisodes qui étaient allés vraiment très loin dans le délire (super pouvoir, aliens , … l’épisode Saints Row: Gat out of Hell se passait carrément en enfer !). Nos quatre amis vont commencer par des débuts modestes, il leur faudra trouver un QG (en menaçant et extorquant le propriétaire du bâtiment) et nouer des relations d’affaires (en éliminant les concurrents desdites relations) bref réaliser le rêve américain. Le jeu est une magnifique célébration de l’amitié telle que celle-ci peut être imaginée par quatre psychopathes meurtriers. Pour autant ces quatre maniaques deviennent attachants à leur propre façon tordue.

Le jeu reste shooter à la troisième personne dans un monde ouvert parsemé de quêtes, d’objectifs secondaires et divers objets à collectionner, tout ce qu’il y a de plus classique. A tel point que j’ai du mal à trouver une seule mécanique qui soit originale. Pour autant le jeu coche toutes cases : une ville assez vaste avec 9 districts, le plein de mini missions à réaliser en plus de la quête principale, tout un tas de véhicules, d’armes et de fringues à collectionner. On appréciera les poursuites en voiture, la conduite étant très correcte pour un jeu du genre, avec la possibilité d’envoyer les voitures adverses dans le décor ou celle de de pouvoir grimper sur le toit de la caisse pour tirer sur ses adversaires de façon très badass.

Les combats sont classiques avec une visée automatique (le plus efficace étant le tir en pleine tête) mais offrant la possibilité de faire des attaques scriptées assez brutales façon Doom. De plus avec l’expérience votre personnage obtiendra des capacités spéciales bien utiles (lancer de grenade, poing en feu, …) On regrettera toutefois l’absence d’un système de couverture.

En progressant il sera possible d’acquérir de nouvelles entreprises criminelles pour étendre votre territoire (arnaque à l’assurance, fraude sur le traitement des déchets, …)

L’humour reste omniprésent et est un peu moins lourd que dans les épisodes précédents (bon la barre était assez basse). J’ai particulièrement apprécié les missions consistant en un jeu de rôle grandeur nature dans toute la ville : tout le monde était revêtu d’armures en carton et les combats se faisaient aux nerfs bruités à la bouche et quand on éliminait un ennemi celui-ci faisait semblant d’agoniser façon mauvais acteur.

Je n’ai pu tester le jeu qu’à mon retour de la gamescom et je n’ai expérimenté que de rare bugs importants (principalement des bugs de collision très courants dans ce genre de jeux, mais aussi un crash avec retour à l’interface de la console), les derniers patchs semblent avoir corrigé les plus gros problèmes qui ont entaché la sortie, en tout cas sur Xbox (il semble que la version PC souffre de plus de soucis). Néanmoins Saints Row suggérait par défaut de jouer en 1080p pour une expérience optimale, on pourrait s’attendre à mieux sur la Xbox Series X de notre test.
On apprécie le configurateur de personnage très détaillé qui permet de créer sa ou son propre Boss unique et la/le partager avec la communauté (et oui si vous vous posez la question ladite communauté a déjà reproduit tous les personnages imaginables de la pop culture). Autre point particulièrement appréciable, Saints Row offre la possibilité de jouer en coop avec un ami.

A ceux que l’absence de nouveautés ne rebute pas, ce Saint Row sera un peu comme de bonnes vieilles charentaises confortables, l’occasion de passer de bons moments un peu nostalgiques avec des missions funs et classiques.
Le jeu est disponible sur PC (Epic), Xbox One/Series, PS4/PS5 et Stadia.
Test réalisé grâce à une version Xbox Series X fournie par l’éditeur.
