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Kerbal Space Program 2

Ecrit par Seven

Le 19 aout 2019, à l’occasion de la gamescom, l’éditeur Private Division annonçait le développement de Kerbal Space Program 2, la suite du simulateur de programme spatial à succès. Finalement développé par Intercept Games (et non plus par Squad, le studio original), le jeu est disponible depuis le 24 février 2023 en Early Access sur PC. Que pouvons-nous attendre du titre ?

Pour rappel, Kerbal Space Program 2 est un jeu où vous allez pouvoir gérer votre programme spatial de A à Z, de la construction de votre navette /avion /rover/drone etc.… pièce par pièce, ainsi que leur pilotage. Différents modes de jeux s’offrent à vous comme le mode science ou vous commencez avec peu de pièces et vous progressez dans un arbre technique en accumulant de la science lors de vos sorties. Le mode carrière quant à lui permet de gérer des contrats afin d’amasser de l’argent et donc acheter des pièces de plus en plus onéreuses et complexes.

Pour cette suite, private division a annoncé un monde persistant avec de la récolte de ressources, la construction de bases avancées (sur d’autre planètes et des stations spatiales), le voyage interstellaire, mais aussi le multijoueur.

Pour l’instant, seul le mode sandbox et le tutoriel sont disponibles, ce dernier a le mérite d’être clair, on sent la volonté de plaire à un plus grand panel de joueurs, mais il est aussi accessible à n’importe quel moment sans quitter votre partie, ce qui va convenir aux débutants. Au niveau du mode sandbox, lors de la création de votre partie, vous allez pouvoir modifier la difficulté dans un menu clair.

La création d’une navette, d’un avion ou d’un véhicule terrestre se font dans le même hangar contrairement au premier opus ou ceux-ci étaient séparés.

Le menu des différents composants est clair, ces derniers sont classés par code couleur en fonction de leur taille et vous verrez d’un clin d’œil quelle pièce est adaptée à votre assemblage. Le nombre d’éléments est appréciable pour un Early Access, mais nous en attendons beaucoup plus, vu le nombre disponible dans KSP1. Point positif, vous pourrez toutefois modifier à souhait les dimensions et la zone fonctionnelle des ailes. Autre point appréciable, la possibilité de changer les couleurs de votre navette. L’assemblage est plutôt bien pensé, mais encore buggé parfois (comme des pièces qui se mettent de travers sans raisons) et reste encore trop rigide.

Une fois votre véhicule assemblé vient le lancement, l’activation de chaque séquence se fait toujours avec la touche espace, mais cette fois ci, vous allez pouvoir apprécier le décompte ainsi que le déluge d’eau, le tout avec une musique épique rendant ce moment fort agréable. Toutefois si vous êtes pressé, une deuxième pression de la touche forcera le lancement.

Et c’est là que le bât blesse, une petite fusée avec peu de pièces va plutôt bien fonctionner, mais si vous décidez de construire un lanceur complexe, le “kraken” (le surnom donné à un bug physique bien connu au début de KSP1 provoquant des erreurs étranges) s’occupera de votre cas, alors que le même assemblage fonctionnera sur KSP1. Prenez donc votre mal en patience et sauvegardez régulièrement. La physique est mal gérée dans l’état actuel du jeu, et la friction de l’air, que ce soit en avion ou en fusée, a été désactivée (pour l’instant).

Côté HUD, celui-ci a été entièrement revisité, il est plus coloré, et intuitif mais imposant, certains aimeront, d’autres préfèreront l’interface plus austère et discrète du premier opus. A noter que passage du mode carte en mode rocket view occasionnera certains bugs de caméra et vous n’aurez pas droit à la vue cockpit dans cette version.

Niveau performances, cela reste très aléatoire, le jeu est gourmand et on sent qu’il fait énormément travailler le GPU. L’équipe de développement a défini ses priorités, et annonce que les configurations requises et recommandées ne sont pas définitives. Leur priorité pour le moment est l’optimisation du terrain mais aussi le framerate qui chute en fonction du nombre de moteurs alimentés par une même source, ceci provient des calculs constants du delta-V en fonction du débit de carburant.

On sent qu’un effort a été apporté aux environnements qui sont moins plats et vides mais ce n’est pas encore cela (comparé à un KSP1 moddé), et les bâtiments, les arbres ne sont que des textures pour le moment.

Même s’il peut décevoir dans l’état actuel, Kerbal Space Program 2 présente de bonnes bases et on ne peut qu’espérer que l’équipe de développement sera à l’écoute des joueurs. Nous vous invitons à attendre si vous avez un doute sur votre config  PC, et de voir les prochaines mises à jour car cette Early Access est disponible au prix fort (49.99 euros). Les versions PlayStation 5 et Xbox X|S de Kerbal Space Program 2 sortiront à la fin de l’Early Access sur PC.

Test réalisé à partir d’une version PC Steam fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

Seven

spécialiste des jeux de survie ou bac à sable & photographe

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