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Like a Dragon: Ishin!

Ecrit par papa

Les développeurs de Ryu ga Gotoku Studio nous offrent un  remake de leur jeu sorti en 2014.

La série des jeux Ryu ga Gotoku longtemps appelée Yakuza en occident s’est vu renommée en “Like a dragon” depuis le 7e épisode Yakuza: Like a Dragon afin de mieux coller à la traduction du nom original japonais. Cette série de Sega mêlant aventure, beat ’em up, et RPG est apparue en 2005 sur Playstation 2.et si elle s’est principalement focalisée sur les histoires de mafia, elle a eu droit à nombre de spin offs et produits dérivés (films, séries TVs, livres, …). Parmi les jeux dérivés  on retrouve un survival horror, un crossover avec Ken le survivant, une série de jeux de détective (Judgement), et surtout deux jeux prenant place à l’époque des samouraïs: Ryū ga Gotoku Kenzan! et Ryū ga Gotoku Ishin!  Like a Dragon: Ishin! est un remake de ce deuxième jeu sorti en 2014, qui fut un titre de lancement de la PlayStation 4.

Like a Dragon: Ishin! prend place au Japon à la fin du shogunat Tokugawa, cette période aussi appelée Bakumatsu allant de 1853 à 1868 où forcé par les occidentaux, le Japon mit fin à sa politique isolationniste, et effectua sa transition entre le système féodal et le gouvernement Meiji.

Si le jeu débute à Tosa, la majeure partie du jeu se déroule dans le Kyoto du 19e siècle (appelé simplement Kyo), vous incarnez Sakamoto Ryōma, un goshi, c’est-à-dire issu de la plus basse caste de Tosa. En effet l’époque Edo est régie par un système hiérarchique très rigide et de retour d’Edo (l’ancien nom de Tokyo)  Ryōma en est le témoin et la victime. Suite à un événement tragique, recherché pour meurte il devra s’enfuir à Kyoto afin d’accomplir sa quête de vengeance et au passage lancer la grande révolution qui mettra fin au shogunat. Les aventures de Ryōma le pousseront à intégrer le Shinsen gumi, le violent groupe de samouraïs aux ordres du Shogun afin de retrouver le terrible tueur maîtrisant le style de combat du Tennen Rishin. Pour vous permettre de briller dans les dîners mondains, sachez que Sakamoto Ryōma est un réel personnage historique et de nombreux aspects de cette histoire fortement romancée sont issus de faits réels. Cette touche historique est particulièrement appréciable, le Kyoto présenté ici offre une fenêtre sur la vie d’un Japon tourmenté au bord de la guerre civile entre loyalistes à l’empereur et défenseurs du shogunat Tokugawa alors que le pays découvre la puissance des vaisseaux noirs, les terribles navires armés de canons des occidentaux. On appréciera d’autant plus le très utile glossaire accessible sur simple pression d’un bouton durant les dialogues. 

L’histoire découpée en 14 chapitres (avec récapitulatif des événements précédents comme une série) offre son lot de drames, de trahisons et de rebondissements. Il sera ici beaucoup question des terribles concessions qu’il est parfois nécessaire d’effectuer pour atteindre son objectif. Les personnages auront les traits de personnages célèbres de la série, ainsi Ryōma ressemble beaucoup au héro des jeux Yakuza, Kazuma Kiryū, mais on retrouvera bien sûr les visages de Goro Majima (ici il sera Soji Okita) entre autres, les fans se plairont à trouver toutes les ressemblances. Néanmoins les nouveaux joueurs ne perdront rien en débutant par ce jeu. 

Ce qui est typique de la série c’est le mélange si particulier entre le ton souvent dramatique de l’histoire principale et l’aspect plus comique/loufoque des nombreuses missions annexes. Ces quêtes supplémentaires sont si nombreuses, que  j’en oublie parfois la trame principale. Ainsi une série de missions vous demandera d’aider une recouvreuse de dettes badass, une autre vous demandera de découvrir le dérobeur de mochis, vous pourrez aussi aider un écrivain luttant contre la page blanche, escorter un touriste imprudent, … Ces quêtes annexes souvent drôles parfois touchantes font souvent le sel de la série. Le jeu comporte divers systèmes de de vertu, de réputation et d’amitié qui vous pousseront à aider votre prochain. 

En déambulant dans les rues vous serez parfois la proie de brigand qui vous attaquerons, le jeu passe alors dans un mode beat them all typique de la licence. Période Bakumatsu oblige, vous pourrez utiliser non seulement le traditionnel sabre japonais mais aussi un revolver. En fait votre personnage pourra alterner entre 4 styles de combats : bagarreur pour le combat à main nue, bretteur pour les combats au katana, tireur pour les combats au revolver et dégommer ses adversaires de loin, et enfin Danseur endiablé une technique mélangeant sabre et arme à feu. Chaque technique dispose de ses propres combos. Il est possible de parer ou dévier les attaques en appuyant au bon moment. En utilisant votre jauge de ferveur il est possible de déclencher une attaque puissante appelée action de ferveur. Chacun de ces styles dispose de son propre arbre de compétences que vous débloquerez au fur et à mesure de votre progression grâce à des orbes spirituels obtenus en changeant de niveau. Ce choix de styles de combat permet d’offrir à mon sens l’un des meilleurs systèmes de la série (même s’il y a un peu moins de finishs délirants façon catch dans celui-ci). 

Les habitués des Ryu ga Gotoku ne seront pas dépaysés car la ville de Kyo recèle de nombreuses boutiques ou personnages truculents donnant une vraie impression de vie. On retrouve bien évidemment les bars, restaurants et autres izakayas où déguster des spécialités qui mettent l’eau à la bouche (bien qu’ici on ait droit à de minuscules illustrations contrairement aux épisodes plus récents). Et même dans ce jeu on trouvera du placement de produit en visitant une des fameuses boutiques Don Quijote.  

En tant que capitaine du Shinsengumi vous aurez droit à votre propre division de soldats. Ceux-ci apparaîtront en tant que cartes donnant accès à des bonus temporaires très efficaces. Ces cartes représentent des personnages des univers de la série Ryu ga Gotoku, et cela inclut aussi quelques célébrités comme le catcheur Kenny Omega, l’acteur Rahul Kohli et d’autres que je vous laisse découvrir. Vous pourrez même effectuer des missions avec votre division qui s’apparentent à des petits donjons centrés sur le combat. 

La série des Ryu ga Gotoku est aussi très connue pour ses mini-jeux et Like a Dragon: Ishin! n’est pas en reste de ce côté. Vous pourrez pêcher, parier sur des courses de poulets, jouer à un jeu de danse traditionnelle (nihon-buyō), jouer aux dés (Chō-han), faire des compétition acharnées de pierre feuille ciseaux, jouer aux cartes (Koi-Koi, oicho-kabu ou poker), faire des compétitions de descente de saké, devenir serveur de restaurant d’udon,  trancher des boulets de canon avec votre sabre, et bien évidemment le classique de la série : un karaoké ( et j’en oublie probablement plusieurs). Vous pourrez aussi vous occuper de votre ferme et faire la cuisine. Tout est fait pour éviter la moindre lassitude. 

Ce remake, désormais entièrement traduit, dispose de graphismes remasterisés adaptés aux plateformes modernes grâce à l’Unreal Engine 4. Nul doute que les succès des jeux de samouraïs récemment (Ghost of Tsushima, Sekiro, Nioh 2, Trek to Yomi) ainsi que le récent succès de la série à l’étranger ont pesé dans la balance pour le choix de ce remake. Si tous les dialogues ne sont pas parlés, nous avons droit à une traduction française correcte. Néanmoins même si la direction artistique est superbe donnent vraiment vie à un Kyoto de 1863 (qu’on pourra apprécier en détail grâce au mode photo) on notera des personnages aux animations toujours très rigides. De la même façon, si les combats sont assez funs, on sera souvent tenté d’essayer de les éviter vu leur  répétition. 

Like a Dragon: Ishin! offre l’une des histoires les plus captivantes de la série, aidée en cela par son riche contexte historique. Presque dépourvu de liens avec les autres épisodes de la série, il constitue un excellent point d’entrée pour qui veut s’essayer aux Ryu ga Gotoku. Le jeu est disponible sur Xbox Series X|S, Xbox One, PlayStation 5, PlayStation 4, Windows et Steam. Espérons que le succès de ce jeu pousse les développeurs à réaliser un remake de Ryū ga Gotoku Kenzan!

Test réalisé à partir d’une version Playstation 5 fournie par l’éditeur. 

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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