article de Papa PS5

Demon’s Souls

Ecrit par papa

Nul aux Souls moi ? Sérieusement ^^ haha on me l’avait pas sortie celle-là depuis loooongtemps 🙂 demande a mes potes si je suis nul aux Souls tu vas voir les réponses que tu vas te prendre XD rien que la semaine passée j’ai battu un boss donc chuuuuut 

Non je n’ai pas changé de champ lexical, il s’agit d’une parodie d’une meme du terrifiant forum Blabla 18-25 (n’y allez pas).

Néanmoins il faut bien que je l’avoue: je ne suis pas bon aux Souls, le nom communément donné aux jeux de FromSoftware comprenant les jeux des séries Demon’s Souls et Dark Souls (auxquels on associe parfois Bloodborne ou Sekiro). Mais je les adore: l’ambiance terrifiante, l’impression de réellement s’aventurer dans des territoires dangereux renforcée par les dures conséquences de la moindre erreur, tout cela m’enthousiasme au plus haut point. Et quand on m’a annoncé que la seule exclusivité next gen cette année toutes consoles confondues était un Souls j’ai sauté de joie.

Once More with Feeling

Demon’s Souls sur PS5 est un remake du jeu sorti sur PS3 en 2009 au japon (et plus d’un an après en Europe) et c’est une exclusivité Sony. C’est un successeur spirituel du premier jeu de FromSoftware, King’s Field de 1994 et c’est celui qui a fait exploser le succès international de FromSoftware. Toutes les bases de la série des Souls y sont présentes: l’ambiance, les pièges, le système d’âmes à récolter…

A noter que le lore du jeu est plus compréhensible que celui de Dark Souls. La cinématique de départ étant bien plus explicite. Le roi de Boletaria, dans une quête de puissance, a pris part aux Arts des Âmes et a réveillé un démon appelé l’Ancien. Le royaume fut alors entouré d’un épais brouillard que nul ne pouvait franchir tandis que des hordes de démons moissonnaient les âmes des habitants. Vous êtes l’un des héros ayant réussi à traverser la brume magique pour mettre fin au mal qui ronge ces terres.

Un des premiers aspects de ce remake concerne la création de votre personnage, beaucoup plus agréable à l’œil que les modèles du jeu original, et offrant bien plus de choix de customisations esthétiques. Il faudra toujours choisir sa classe parmi les dix disponibles. Si celles-ci ont différentes statistiques au départ, il est possible de répartir ses compétences à sa guise au cours de l’aventure et ainsi d’avoir un magicien avec des stats importantes de force ou un chevalier lançant des sorts. 

Comme dans tout Souls, votre personnage va affronter nombre de créatures ou d’humains maudits, les tuer vous apportera des âmes et vous pourrez échanger ces âmes pour gagner en niveau. Mais la difficulté réside dans le fait que si vous mourrez vous perdez les âmes si chèrement gagnées et recommencez à l’archipierre (une épée enflammée plantée dans le sol) la plus proche. Et  comme il n’y a qu’un archipierre par niveau, il vous faudra recommencer celui-ci. Si vous rejoignez votre cadavre à la tentative qui suit votre échec vous pourrez récupérer les âmes collectées précédemment, mais si vous échouez une seconde fois, celles-ci sont définitivement perdues. 

Umbasa

Ce qui frappe tout de suite en commençant à jouer c’est l’amélioration graphique. Si Demon’s Souls était légèrement en retard techniquement à sa sortie, ce remake est magnifique et fait l’envie des joueurs PC. Ce n’est pas un hasard car les développeurs de BluePoint Games sont des spécialistes de cet exercice, en effet ils sont connus pour leurs remasters et remakes de grande qualité (principalement avec des jeux Sony en commençant par le remaster de la collection God of War en 2009 et plus récemment le remake du classique Shadow of the Colossus). 

Si BluePoint Games a parfois dû effectuer quelques changements stylistiques et qu’en de rares occasions cela ait pu choquer quelques puristes, dans l’ensemble cette interprétation reste totalement dans l’esprit de l’original. En particulier BluePoint a utilisé des effets de brouillard, d’éclairage et d’ombres pour accentuer l’ambiance glauque du jeu. L’HDR prend toute son importance ici. Bien sûr tous les décors, objets et personnages ont gagné fortement en détail. Fini les parois lisses et simples, chaque mur semble avoir un relief bien distinct, les mouvements de l’eau sont plus naturels, la physique a été grandement améliorée, et les animations ont aussi été subtilement retravaillées.

Comme il est désormais de coutume, Demon’s Souls offre un mode cinématique qui privilégie les graphismes (en 4K natif) et un mode performance qui s’assure de faire tourner le jeu aux sacro-saint 60 FPS (en 1440p cependant). Ce dernier mode offre un confort de jeu indéniable. 

Bien sûr le jeu bénéficie de temps de chargement nettement améliorés par rapport à l’original grâce au SSD de la PS5. Les transitions entre les mondes et le nexus, le hub du jeu, sont beaucoup plus fluides et encouragent à réessayer “une dernière fois après c’est fini j’arrête, promis”. Ce remake profite aussi des capacités du pad à retour haptique dont les vibrations retransmettent bien mieux le choc des épées.

Autre ajout, l’apparition d’un mode photo. Celui-ci, très détaillé, permet de masquer les armes ou les casques, voire même de retirer le personnage si vous voulez simplement prendre une belle photo du décor. Elle offre bien sûr des filtres. A noter que ces filtres peuvent être activés en dehors du mode photo, en cours de partie. Un bon point: activer le mode photo permet indirectement de mettre le jeu en pause (indisponible dans le jeu original), sauf si vous vous faites envahir. Car Demon’s Souls comme les Dark Souls offre un aspect multijoueur particulier où un adversaire peut venir dans votre partie pour vous éliminer. Il est aussi possible de jouer en coopération en invoquant des alliés pour vous aider. 

L’aspect sonore n’est pas en reste de ce somptueux remake, la bande originale de Shunsuke Kida ayant été entièrement retravaillée et réenregistrée par un orchestre à Londres aux studios AIR en utilisant le magnifique orgue de la Temple Church. Les chœurs et l’orchestre sont simplement formidables de tristesse et de noirceur, donnant l’impression d’écouter une ancienne musique religieuse.

Le gameplay semble n’avoir pas du tout été altéré, et les développeurs ont confirmé avoir conservé une partie du code source original. Si le jeu conserve toutes les caractéristiques de l’original, on trouvera ici et là quelques ajouts, de nouveaux équipements, armes  ou anneaux parfois bienvenus mais qui respectent toujours l’équilibre du jeu. Au cas où vous n’auriez pas bien saisi, il n’y a pas de sauvegardes dans les niveaux. Et ceux-ci peuvent parfois être assez longs. Heureusement il y a très souvent des raccourcis, des portes à ouvrir, des leviers à tirer qui permettront de réduire le temps de trajet à vos tentatives suivantes. Mais le jeu me semble bien plus difficile que Darks Souls eu égard à l’absence de checkpoint entre le début du niveau et le boss. A noter qu’après  avoir battu le premier Boss, le nexus (une sorte de hub où cohabite des PNJs amicaux) vous donnera accès aux cinq mondes ce qui permettra d’alterner les plaisirs. 

Ce remake aussi est l’occasion d’apprécier l’excellence du level design du jeu original. Surtout en comparaison des jeux open world où tout semble assez générique, ici chaque endroit semble unique, fait à la main, renforçant ainsi l’immersion. Avec son aspect dark fantasy, ses choix continuels, je crois que les Souls sont une des meilleures transcriptions de l’expérience d’un jeu de rôle solo. 

Demon’s Souls est magnifique, tourne merveilleusement bien et se lance rapidement, c’est le parfait exemple d’un excellent jeu de lancement de console.

Test réalisé à partir d’une version PS5 fournie par l’éditeur. 

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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