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Wolfenstein II: The New Colossus

Ecrit par papa

Annoncé à l’E3 2017, le FPS de MachineGames édité par Bethesda Softworks est la suite de Wolfenstein: The New Order. Et un rappel que : « oui ça fait toujours du bien d’éliminer un nazi ».

L’univers de Wolfenstein II: The New Colossus est une uchronie où les Nazis auraient envahi les États-Unis d’Amérique durant le 3ème Reich grâce à une technologie très en avance. (Oui cela rappelle beaucoup Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick).  En effet, Wolfenstein: The New Order révélait que les nazis ne devaient leur énorme avance technologique et leur victoire qu’à la découverte des travaux d’un groupe de scientifiques secret, le Da’at Yichud.

Votre personnage, William « B.J. » Blazkowicz, est un dur à cuir qui a pris cher dans le dernier épisode, d’ailleurs le premier niveau sera un gunfight en chaise roulante.

Le but du héros et de ses alliés résistants est de libérer les US du joug des Nazis et d’en faire un tremplin pour libérer le monde. Les développeurs ont confirmé avoir développé le sujet il y a quelque temps et ne pas avoir choisi ce thème en fonction du climat actuel aux US où le jeu a désormais un autre écho. Mais ils ne se cachent pas de n’avoir aucune ambiguïté sur le sujet (et pour ce que ça vaut Gamer de Père en Fils non plus) puncher des nazis c’est bien (ahurissant qu’en 2017 cela puisse être un sujet de discussion), bien que cela ait pu parfois un discours commercial un peu réducteur.

Malgré le coté bourrin inhérent au genre FPS, le jeu a la finesse de rappeler soit directement soit indirectement que les nazis sont des hommes, que ce genre d’idéologie monstrueuse peut se déclarer dans tous les pays et à toutes les époques. Une piqure de rappel qui semble nécessaire de nos jours.

Wolfenstein II: The New Colossus vous fera parcourir une Amérique des années 60 dévastée et soumise au joug Nazi : New York n’étant plus qu’un désert nucléaire, la Nouvelle Orléans un ghetto …

Heureusement vos héros auront un chez eux improbable : l’un des fleurons des sous-marins nucléaire Nazi qu’ils ont volé à l’ennemi. Cela sera votre hub entre les missions où vous pourrez mieux apprendre à connaitre les résistants de votre équipe.

Le jeu de MachineGames est parmi ce qu’il se fait de mieux en matière technique pour un FPS. Le niveau de détail est assez ahurissant. Le jeu utilise désormais le moteur id tech 6 qui est un bond technologique par rapport au précédent épisode.

C’est aussi un excellent FPS avec des combats frénétiques et cathartiques. J’ai trouvé l’IA des ennemis très correcte la plupart du temps, ceux-ci n’hésitant pas à se mettre à couvert ou à vous déloger à coups de grenades, par contre à d’autres moments ils étaient bien incapables de repérer ma présence à quelques centimètres.

Comme dans le précédent épisode votre personnage peut tenir deux armes à la fois. Et les armes sont suffisamment nombreuses et différenciées pour garantir des gunfights de haut volée. En plus des  classiques pistolets semi-automatiques et fusils d’assaut on trouvera un laser très efficace sur les adversaires (et sur bon nombre d’éléments de l’environnement), un lance-grenades incendiaires, un lance mines, …

Ces armes pourront être améliorées par le biais de kits cachés dans les niveaux. On pourra ainsi augmenter les chargeurs, ajouter une lunette ou changer le type de munitions…

Une sorte de radar vous donnera l’emplacement d’officiers. Abattre les officiers permettra d’arrêter les renforts ennemis et de trouver des codes secrets pour la machine enigma.

Il s’agit d’un FPS classique,  et pas un open-world,  néanmoins les level designers ont fait leur possible pour éviter l’impression de naviguer dans un couloir. On pourra aussi s’amuser à trouver les nombreux objets cachés dans chaque niveau.

Plusieurs niveaux vous permettront d’utiliser des attaques furtives pour ceux qui préfèrent poignarder dans le dos l’adversaire (je ne vous juge pas, même si dans mon cas ça finissait toujours en fusillades généralisées)

Le jeu comme son prédécesseur s’attache à développer le personnage de William principalement par le biais de monologues intérieurs. On suit les pensées de Blazkowicz (doublé en français par Patrick Poivey, le doubleur français officiel de Bruce Willis) et celles-ci trahissent une ambiance de chant du cygne (l’ampleur de ses blessures du précédent épisode lui fait envisager une fin prochaine). Cela donne une grande humanité au personnage.

Un petit avertissement pour les âmes sensibles: le jeu est particulièrement violent et gore et ne conviendra pas à tout public. Certaines scènes m’ont particulièrement soulevé l’estomac.

Autre bon point en cette époque troublée, Wolfenstein II: The New Colossus ne rentre pas dans le système «  Game as a service », il n’y pas de micro transactions ou de personnages à débloquer. Juste un bon FPS et c’est tout ce qu’on demande.

Wolfenstein II: The New Colossus est disponible sur PC, Xbox One et PS4 et une version Nintendo Switch est prévue pour 2018.

 

Test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur.

 

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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