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Assassin’s Creed Origins

Ecrit par papa

Cela fait désormais 10 ans que la série Assassin’s Creed existe et 2 ans séparent ce nouvel épisode du précèdent… une éternité en terme de jeu vidéo (oui en jeu vidéo on compte comme les années de chien).

Assassin’s Creed Origins prend place en -49 dans l’Égypte antique où vous incarnez Bayek, un Medjaÿ, le garde du corps du pharaon et protecteur du royaume. Celui-ci cherche vengeance pour la mort de son fils des mains d’une confrérie masquée, « L’ordre des Anciens ».

Cela l’emmènera à travers toute l’Egypte (de Siwa à Alexandrie en passant par Memphis) pour tuer chaque membre de cet ordre désigné sous le nom de son animal fétiche et découvrir qui est le serpent. Une sorte de Kill Bill en Egypte.

Après le lancement de Assassin’s Creed Syndicate en 2015 et les polémiques (justifiées) sur la qualité du jeu, Ubisoft a décidé de quitter le cycle annuel de la série. Bien leur en a pris, puisque les équipes d’Ubisoft ont réalisé un jeu grandement amélioré. Il y a toujours par-ci, par-là quelques bugs, mais ils sont vraiment rares et il faut les mettre en perspective avec la réalisation d’un immense open world vivant.

Le monde libre imaginé par Ubisoft est ahurissant dans ses détails, la société s’étant entouré d’égyptologues pour lui donner plus de crédibilité. Les temples font penser aux galeries d’antiquité égyptienne du Louvre mais en couleur. Les passants parlent dans leur langue (enfin plus ou moins mais l’impression y est), on trouve des animaux sauvages comme des hyènes ou des hippopotames (pour le coup ils semblent réellement menaçants), et certains groupes jouent de la musique avec des instruments de l’époque. Bayek sera amené à croiser des personnalités historiques (Cléopâtre, Jules César, etc.) et à visiter des lieux célèbres (pyramides de Gizeh, Phare d’Alexandrie,…).

Un tel souci du détail laisse songeur, pas étonnant qu’un partenariat ait eu lieu avec le magasine Historia. Il est même prévu un mode de jeu éducatif débarrassé de tout combat et de toute narration  (The Discovery Tour by Assassin’s Creed : Ancient Egypt) qui sera disponible début 2018 lors d’une mise à jour gratuite pour permettre du tourisme historique virtuel.

Néanmoins Ubisoft s’est aussi autorisé des entorses à la réalité historique dans un intérêt technique et pour des raisons de narration.

Comme toujours, la méta-histoire sera présente (celle de la lutte immémoriale entre la confrérie des Assassin et l’ordre des Templiers), ainsi une partie de l’histoire se passera dans le présent où l’on contrôlera Layla Hassan, une freelance d’Abstergo (la société écran des Templiers). Cette partie (courte) ne gâchera pas pour autant le titre.

Mais Ubisoft a surtout profité de ce temps supplémentaire pour renouveler un gameplay qui avait beaucoup vieilli. En particulier Assassin’s Creed Origins a fortement développé son côté RPG.

Bayek accumule désormais des points d’expérience en combattant, en accomplissant des quêtes, en découvrant de nouveaux endroits. Ces points d’expérience permettent de monter de niveau et de débloquer de nouvelles aptitudes. Ces aptitudes sont assez variées : combats, tir à l’arc, fumigènes, méditation. Cela donne un agréable sentiment de progression.

Par ailleurs Bayek va aussi récolter du loot, oui des armes ou de l’équipement avec leurs caractéristiques propres et leur rareté. On n’en trouvera pas à chaque combat façon Diablo, mais de manière suffisamment fréquente pour qu’il faille désormais régulièrement choisir quel équipement sera le plus adapté (et oui c’est aussi une occasion pour vendre des DLC). Il sera aussi possible de crafter des améliorations à la façon de la série Far Cry (en ramassant x peaux d’animaux par exemple)

Autre élément à la saveur RPG, Le jeu offre de nombreuses quêtes annexes ce qui permet de choisir et moduler son aventure. D’ailleurs les quêtes principales et les quêtes annexes auront des niveaux recommandés et vous aller vite comprendre à respecter ces recommandations. En effet si Bayek peut monter en niveau, les ennemis aussi auront diffèrent niveaux. Et un combat avec un adversaire ayant 2 niveaux de plus se révélera vraiment compliqué.

Le combat a aussi changé. Fini les enchaînements d’un seul bouton. Il faudra désormais locker son adversaire, esquiver les coups, vous protéger avec le bouclier et viser pour porter les attaques. Les combats sont nettement plus durs (et jouissifs) qu’avant et il sera souvent plus sages de parfois les éviter.

Bayek est bien sûr aussi agile que tous les Altaïr, Ezion, Connor et les autres héros bi-classés assassin/yamakazi de la série. Il pourra grimper partout et les tours élevées permettront de révéler plus d’information sur la carte.

L’infiltration qui reste un des piliers des Assassin’s Creed reste toujours d’actualité et il faudra souvent mener des missions dans la plus grande discrétion. Surtout que la difficulté a aussi augmenté, les gardes voyant de plus loin et système de niveau oblige la lame secrète (dont cet épisode est la première apparition) ne tuera pas en un coup les ennemis d’un niveau supérieur.

Je ne suis pas un grand fan de la narration Ubisoft, mais celle –ci semble plus intéressante. Les missions secondaires permettent d’en savoir plus sur l’univers et le mystère sur le personnage du serpent donne de l’intérêt à l’intrigue. On appréciera aussi les phases d’enquête (un peu à la façon des jeux Batman Arkham) ou vous serez amené à trouver des indices pour faire progresser la quête.

Parmi les petits détails on appréciera le mode photo sympa et aisément accessible.

Si Assassin’s Creed Origins ne change pas la formule, tous les aspects de la série ont été peaufinés et améliorés. Je n’avais pas apprécié autant un Assassin’s Creed depuis le premier épisode.

Test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur. 

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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