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Retour sur le Stunfest 2019

Ecrit par papa

Petit résumé de notre passage éclair à l’un des meilleurs salons français

Le Stunfest est devenu au fil des années un festival rassemblant un large spectre du monde vidéoludique français. Initialement conçu comme un festival des jeux de combat il s’est largement ouvert aux jeux vidéo indépendants (il est d’ailleurs prisé par les développeurs indés), à toutes les formes de super play, mais aussi à de nombreux types de tournois sur tout type et support de jeux vidéo. De plus il offre aussi des conférences intéressantes dans le domaine.

C’est le moment de l’année où il est possible de croiser toutes les personnes investies dans le jeu vidéo en France, toutes convergeant vers Rennes. Les joueurs,retro-gamers, e-sportifs, développeurs et autres conférenciers y viennent de toute la France et cela offre un moment particulièrement convivial et bienveillant.

Les organisateurs ont évoqué le chiffre de 13000 visiteurs pour cette édition, preuve de la progression du  festival.

Ceci ne sera qu’un court résumé forcément subjectif et lacunaire car faute de temps je n’y ait fait qu’un aller-retour Metz-Rennes durant le week-end.

Les tournois

Une zone était spécialement dédiées aux tournois dans de nombreux jeux (Super Smash Bros Ultimate, Windjammers, Dragon Ball FighterZ, … Super Street Fighter V, …), les derniers étapes des tournois étant ensuite montrées sur la grande scène et commentées par des experts.

J’ai assisté à quelques parties sur Street Fighter III: 3rd Strike par équipes  en 3v3) jeu dont j’apprécie la fluidité de l’animation et le niveau atteint par les meilleurs joueurs.

J’étais épaté par la technicité des parties entre les équipes françaises Team Les Architectes de la Victoire (dWo | YaZ / Vogue | Mymoza / Nikola) et Team Association Carry’tative (Coccis / Moun-B / Nighty). Mais à la fin la domination de l’équipe japonaise Team 3rd Monsters avec Tominaga, Genki, BOSS sur Les Architectes de la Victoire était sans appel.

Superplay

Le public pouvait assister à de nombreuses performance de superplay c’est à dire une pratique performative des jeux vidéo solos. Il peut s’agir de finir le jeu dans le temps le plus court possible (speedrunning) ou d’atteindre un objectif précis en utilisant de toutes les techniques à disposition. Ces démonstrations étaient assurées par la Team SuperPlayLive et  par La Boulangerie.

Il y avait aussi des démonstrations de grands joueurs de  Wasshoi! , un superplay basé uniquement sur des shoot’em up très pointus comme Blue Revolver, Touhou 13 Ten Desires, ou Mushihimesama Futari

Enfin un tournoi de superplay appelé ultime décathlon voyait sa demi-finale et finale lors du Stunfest.

J’ai assisté à quelques démonstrations et les places étaient chères tant ces événements attiraient les joueurs autant pour les jeux classiques (Quake II) comme pour des jeux plus récents (Zelda Breath of the wild ou Hollow Knight)

Les nouveautés :

Certains jeux plus récents ou pas encore sortis profitaient du Stunfest pour se faire connaître du public.

Koch Media avait profité de ce rassemblement des meilleurs joueurs de jeux de combats pour leur présenter Samurai Shodown la suite/remake de la célèbre série développé par SNK pour leur plateforme neo Geo en arcade et en console. Samurai Showdown celui de 1993 était connu pour être l’un des premiers jeux de combat à rajouter des armes. Le stand offrait de nombreux postes et même un tournoi pour gagner une place au célèbre tournoi américain de l’EVO. Autant dire qu’il attirait l’attention. J’ai pu m’y essayer pour quelques parties. On retrouve toujours l’esthétique de l’époque féodale japonaise. Les graphismes sont fins et détaillés. Il me faudra un certain temps d’adaptation car le jeu offre des coups terriblement dévastateurs. A suivre lors de sa sortie le 25 juin 2019.

PuyoPyo Champions, Le jeu de la Sonic Team qui vient de sortir avait droit à son propre petit stand .Il s’agit d’une version à petit prix orienté compétition et e-sport du charmant puzzle game de Sega. L’occasion de se faire connaître des joueurs.  

Quelques bornes PS4 montraient les derniers jeux disponibles sur la console de Sony (Sekiro, Mortal Kombat 11, Days Gone, ..) A ma grande surprise il y avait même un jeu non encore sorti : Crash Team Racing: Nitro-Fueled (prévu pour le 21 juin), l’occasion de mettre la main sur ce remake du concurrent de Mario Kart.

Lethal League Blaze le jeu de balle compétitif  des néerlandais de la Team Reptile que nous avons apprécié avait son propre stand (toujours plein) et son tournoi.

KILL la KILL – IF, le jeu de combat tiré de la célèbre série d’animation de trigger et développé par le studio APLUS Games avait droit à une démo. Ce jeu édité par Arc System Works sortira le 25 juillet 2019.

La galette saucisse

Spécialité bretonne et très demandée par les visiteurs d’autres contrés, celle-ci avait créé un suspense insoutenable à l’annonce de la défaillance du fournisseur. Le salon allait-il être annulé faute de cet en-cas ? Heureusement il n’en fut rien et un autre fournisseur sauva le festival in extremis.

Les concerts

Le Stunfest ne serait pas le Stunfest sans de la bonne musique. La synthwave étant à l’honneur en ce moment dans le jeu vidéo (est-ce le nouveau dubstep des bande annonce de jeu vidéo ?), j’ai ainsi écouté Hollywood Burns, projet du français Emeric Levardon avec cet aspect destiné à un support visuel ».

Puis Sierra, aka Annelise Morel, a enflammé le dance floor et je dois dire que je n’ai pu m’empêcher d’hocher la tête en rythme.

Enfin MASTER BOOT RECORD​ a fait headbanger les spectateurs avec son cross over entre métal, chiptunes et synthwave.

Les conférences

En face de la salle de spectacle “Le Liberté” accueillant l’essentiel du Stunfest, à la Maison des Associations, les visiteurs pouvaient assister à des conférences autour du jeu vidéo et ses aspect ludiques, politiques, éthiques, ..

J’ai pu assister au milieu d‘un public clairsemé (à 10h du matin un dimanche 😉 ) à l’intéressante conférence intitulée “Au-delà des écrans: comment le jeu utilise le(s) territoire(s)” animé par Edwige Lelièvre, Alice Pennors , Morgane Reynier, et Blaise Kunth.

Le Retro :

De nombreux stand et associations offraient aux joueurs les plus anciens de redécouvrir et aux plus jeunes de découvrir des classiques de l’histoire vidéo-ludique.

Le stand Retro FPS Anthology de David Bagel comme son nom l’indique offrait des parties de Duke Nukem, Doom, Quake et autres en LAN comme à l’époque glorieuse.  

Un stand la “Rolls des consoles” par Neo Geo Fans mettait en valeur les pépites de la console mythique.

L’association MO5 permettait à 10 joueurs de s’affronter sur Bomberman, le battle royale original.

A l’étage du Liberté, en haut des escaliers, FFVIMan offrait aux visiteurs de switcher leur Super Nintendo afin de pouvoir utiliser les jeux des différentes zones (EUR, JAP, US) et profiter de la totalité de la ludothèque de la SNES. D’ailleurs il animait aussi une conférence sur l’histoire du dézonage de la Super Nintendo, des premiers montages amateurs et pros, jusqu’à aujourd’hui.

CapGame

CapGame avait un stand ouvert à tous devant le Stunfest. C’est une association ayant pour but d’améliorer l’accessibilité aux et des jeux vidéo,et l’inclusion des personnes en situation de handicap à la vie numérique. J’ai eu l’occasion de converser avec l’un de ses représentant à propos de leurs actions, que cela soit les différentes façon d’adapter les contrôleurs de jeu pour permettre à tous de pouvoir jouer dans de bonnes conditions, mais aussi des discussions encours afin pour permettre aux plus grande nombre d’accéder au e-sport. Un sujet que nous ne manquerons pas de développer plus en détail.

Les jeux indés du Stunfest 2019 feront l’objet d’un article séparé prochainement.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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