article d'Oscar article de Papa Paris Games Week

Paris Games Week 2018

Ecrit par papa

Petit tour dans le ventre du salon du jeu vidéo parisien

La Paris Games Week est l’un des plus gros salons de jeux vidéo au monde attirant une foule toujours plus impressionnante à la Porte de Versailles. Avec Oscar nous sommes allés à son avant-première ainsi qu’en pleine journée le samedi pour tester l’ambiance. Nous nous sommes principalement attardés sur les jeux ou stands que nous n’avions pas eu l’occasion de découvrir à la gamescom et il y avait largement de quoi faire.

Une des premières nouveautés était la présence du stand Jeux Made in France sur le Hall principal au côté des gros éditeurs. Ce stand de 600m2 regroupait 25 jeux français.  Don’t Nod y présentait Les Aventures Extraordinaires de Captain Spirit, Life is Strange 2 et Vampyr. Nous avons retrouvé the Arcade Crew avec les excellents Young Souls et Dark Devotion. Oscar s’est essayé à Monster Boy and the Cursed Kingdom. Bandai Namco présentait son jeu sur la première guerre mondiale 11 : 11 Memories Retold. Quant à Cyanide Studio, ils avaient un superbe stand pour s’essayer à Call of Cthulhu.

Puis nous nous sommes attardés avec Oscar sur l’énorme stand Koch Media, tout d’abord  pour les deux jeux musicaux Persona 5 : Dancing in Starlight et Persona 3: Dancing in Moonlight (qui feront l’objet d’un article séparé) ainsi que Team Sonic Racing (qu’Atlanticblue avait essayé à la gamescom 2018).  Le stand présentait aussi Sonic Mania Plus et PixARK déjà sortis, mais c’était surtout le FPS Metro Exodus qui attirait les foules.

Le stand Nintendo comme à son habitude se concentrait sur les jeux qui garniront le sapin et donc pour la plupart déjà sortis. Ainsi Mario Party, Mario Tennis Ace ou Splatoon 2 occupaient une grande partie de la surface. La grande nouveauté à venir c’était bien sûr Super Smash Bros. Ultimate. Le jeu de baston mignon drainait une foule pressée de l’essayer avant sa sortie le 7 décembre 2018. De nombreux joueurs se pressaient aussi pour essayer Pokémon: Let’s Go Pikachu. Pour notre part Oscar et moi avons plutôt traîné du côté des Nindies ces jeux indés disponible sur Switch.  Nous y avons joué encore une fois à Baba is You, l’excellent jeu aperçu à l’IndieCade Europe, dont nous sommes persuadés que la Switch sera un support parfait. Mais aussi Untitled Goose Game (qui fait l’objet d’un article séparé).

Nous sommes ensuite allé sur le stand Square Enix pour essayer Kingdom Hearts 3, le dernier épisode de cette série mélangeant personnages Disney (Mickey, Donald, Dingo, …) et héros emo des séries Final Fantasy. Oscar a essayé la démo se déroulant dans le monde de Toy Story tandis que j’essayais celle dans le monde de la série Disney Hercule. Il s’agit toujours d’un action RPG (assez bavard dans ces démos) demandant à nos personnages d’affronter de nombreux ennemis et boss. De nouvelles attaques spéciales inspirées des attractions des parcs Disney ont fait leur apparition. Chaque monde est très différent et offre des spécificités de gameplay. Ainsi Oscar a pu faire un combat de méchas (robots géants) avec les jouets d’un magasin de jouets.

De passage chez Sony, en évitant les assoiffés du cocktail, nous avons pu avoir le stand Dreams pour nous tout seuls. Media Molecule les créateurs de Little Big Planet et Tearaway, offrent ici la possibilité de créer des jeux entiers et de genres bien différents. Une première démo était un jeu de plate-forme crépusculaire jouable à deux. La deuxième était un combat de marteaux rigolos. Nous avons hâte de découvrir le cœur du gameplay c’est à dire la construction de ces mondes.

Nous avons pu ensuite enfiler le PlayStation VR et tester The Tetris Effect de Tetsuya Mizuguchi connu pour ses autres puzzles games avec une forte part musicale comme Rez, Lumines ou Meteos. Une expérience planante en perspective.

Paris Fortnite Week

Mais l’éléphant dans la pièce c’était bien sûr le gigantesque stand Fortnite. Similaire à celui de la gamescom (avec de légère variantes) il demandait aux visiteur de remplir un “pass de combat” (du nom du contenu payant du jeu) en accomplissant six activités telles que chevaucher la Roquette Rodéo, glisser sur la Tyrolienne, surfer sur le Ciné Citrouille, traverser le Cimetière Cinglé, s’affronter au Pic à Pioche et se prendre en photo devant le Durr Burger.  Tout cela pour obtenir le précieux sésame : un code Aérosol Lama à réaction pouvant s’activer en jeu et uniquement disponible lors de l’événement. Oscar l’arbore désormais fièrement en jeu (et a réussi à en avoir un pour son frère).  

C’était aussi l’occasion pour Oscar de se prendre en photo avec un joueur connu. Car la Paris Games Week c’est aussi ça: la possibilité de rencontrer tous les streamers et youtubers gaming français. Et il faut avouer que chaque stand invitant une telle célébrité drainait les foules, peut-être plus que les jeux en eux-mêmes.  

Chez Bandai Namco, Soul Calibur 6 tout juste sorti attirait les joueurs tout comme Jump Force, le jeu regroupant les personnages de la célèbre publication de shonen japonaise. On pouvait aussi s’essayer à Ace Combat 7 (et en VR).

Ubisoft permettait de s’essayer à The Division 2 (et merci à celui qui a pensé à faire un banc autour du stand pour attendre dans la dignité). Mais aussi à Trials Rising et à Space Junkies (en VR).

Chez Warner un stand très sobre montrait les différents accessoires du quotidien que le chauve au code barre du jeu Hitman 2 pouvait utiliser pour remplir sa funeste tâche. Une démo du jeu était disponible. Les joueurs pouvaient aussi s’essayer à LEGO DC Super-Villains.

L’énorme stand Xbox permettait de s’essayer à de nombreux jeux non encore sortis de divers éditeurs, comme Battlefield V, Ori and the Will of Wisps, Devil May Cry 5, Metro Exodus, The Division 2, Resident Evil 2, Kingdom Hearts 3,  Tunic, …Et bien sûr il y avait un énorme stand PUBG. Mais surtout le stand Xbox permettait d’avoir un excellent aperçu de la Manette Xbox Adaptive. Cette manette est un hub permettant d’y brancher toutes sortes d’accessoires ou périphériques externes adaptés à chacun. D’ailleurs tous les stands étaient prévus pour permettre à tous les joueurs quels que soient leur handicap de pouvoir s’essayer aux démos. Une avancée significative dont nous ne manquerons pas de parler prochainement plus en détail

Plus loin j’ai eu l’opportunité d’essayer le remake de Resident Evil 2 sur un stand d’un constructeur de PC et je dois dire que je suis assez impressionné par ce remake, en particulier par le soin concernant la maniabilité, à des années lumières des premiers jeux.

La Paris Games Week c’est aussi de nombreux cosplay un peu partout. Des stands de constructeurs ou vendeurs de PC où l’on crie très fort en lançant des t-shirts dans la foule. Mais aussi des stands de grands médias du jeu vidéo français (la chaîne Game One y fêtait ses 20 ans, Millenium et Jeuxvideo.com avaient leur stand).

Le Hall 2 offrait stands dédiés au retrogaming, en particulier celui de l’association MO5.COM fêtait les vingt ans de la Dreamcast et les trente ans de la Mega Drive. On y trouvait aussi la Bibliothèque nationale de France (BnF) garante de la conservation du patrimoine vidéoludique.

Autre nouveauté cette année, une zone dédiée à l’inclusion des personnes en situation de handicap “jouez comme vous êtes”  comprenait l’association CapGame, HandiGamer et ses manettes ergonomiques ou Dragonium, le jeu de rôle pour déficients visuels.

Et bien sûr comme chaque année ce hall 2 incluait la PGW junior, mettant à disposition des démos adapté au plus jeune public.

Parmi les associations du Hall 2 on notait aussi la présence du stand Women in Games œuvrant pour la mixité dans l’industrie du jeu vidéo en France.

Le Hall 3 restait réservé à l’e-sport avec de scènes réservées à de grands acteurs tels que l’ESWC ou l’ESL. Les compétitions se déroulaient sur  Counter-Strike : Global Offensive, Hearthstone, PUBG, Rocket League, Street Fighter, Quake Champions.

La Paris Games Week reste toujours l’incontournable salon du jeu vidéo français, attirant par sa force de gravité d’autres événements à des dates et lieux proches (IndieCade Europe, Game Connection, …) et permet de regrouper toutes les facettes du jeu vidéo (grands éditeurs, constructeurs, médias, streamers, retro gaming, associations, e-sport,  …) même si comme ses concurrents mondiaux sa popularité génère des foules particulièrement difficiles. L’édition 2018 Paris Games Week montrait aussi la capacité du salon à s’adapter et à refléter l’évolution du jeu vidéo (focus sur l’accessibilité, sur l’e-sport, la diversité, …).

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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