article de Papa Mac PC

Dead in Vinland

Ecrit par papa

De passage sur Midgard, nous avons joué au jeu de survie des français de CCCP.

Comme nous l’avions évoqué lors de notre preview à la Paris Games Week, Dead in Vinland raconte l’histoire d‘une famille Vikings bannie par son clan qui trouve refuge sur une île déserte (de premier abord).

Les 4 membres, le père Eirik, sa femme Blodeuwebb, leur fille rebelle Kari et la tante Moira (prétendue sorcière) vont devoir survivre et s’organiser.

La priorité sera de se consacrer la recherche d’eau et de bois afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable et en chaleur. L’exploration de votre épave permettra de trouver quelques ressources mais il faudra vite trouver d’autres moyens de subsistance.

Il faudra aménager le camp et cela commence par l’atelier qui permettra d’étendre les capacités de production. Par exemple il faudra choisir entre construire une zone de repos, un camp de bûcherons,  … En tout il y a 18 postes de travail à développer et une centaine d’améliorations.

Le jeu s’organisera typiquement par journées découpées en 3 parties : le matin il vous faudra assigner chaque membre du camp à une tâche : exploration, construction, coupe de bois, repos, … A la fin de ce tour vous découvrirez les résultats : en général acquisition de nouvelles ressources (bois, pierre, gibier, fruits, …) , mais aussi des malus comme une fatigue accrue, la faim, la dépression. Rebelote pour l’après-midi, cela permet de varier les tâches effectuées et les ressources obtenues dans une journée.

La troisième étape de la journée est le repas du soir au coin du feu. Il faudra procéder à la distribution de l’eau et de la nourriture (et cela appellera souvent des choix difficiles avec vos maigres ressources). Le soir sera aussi le moment de socialisation entre vos personnages. Dead in Vinland vous demandera parfois de choisir tel ou tel dialogue ce qui aura une influence sur les amitiés entre les personnages. Il est même possible de nouer des romances entre eux ou de se débarrasser des personnages ennuyants.

Bien vite vous découvrirez que vous n’êtes pas seuls sur l’île. En effet un chef de bande décide de rançonner votre petit clan. Ça sera l’occasion de découvrir le système de combat. Les escarmouches se déroulent au tour par tour. Chaque personnage dispose d’un nombre de points d’action qu’il peut utiliser à chaque tour pour se déplacer, attaquer ou utiliser une capacité spéciale (en général un buff ou un debuff). Il est possible de se positionner à l’avant ou à l’arrière du combat sur deux rangées. Chaque attaque est illustrée par une brève image façon Darkest Dungeon.

Heureusement au cours de vos explorations de l’île vous serez aussi amené à rencontrer de nouveaux compagnons qui se joindront à votre clan. Cette découverte de l’île s’accompagne aussi de nouveaux lieux à explorer.

Dead in Vinland ne vous offrira pas un moment de répit car entre la fatigue des uns, la dépression, la faim ou la soif des autres il vous faudra constamment prendre d’importantes décisions. Et il y aura les tributs à fournir toutes les semaines.

J’ai réellement apprécié l’interface claire et précise du jeu: il est facile de naviguer entre les différents postes du camp ou entre ses personnages, malgré un nombre impressionnant de réglages (5 barres de vie à gérer, 20 compétences à développer, plus de 600 traits de personnage…). J’ai aussi apprécié la scénarisation du jeu malgré des dialogues inégaux. Les joueurs de leur précédent jeu pourront en apprendre un peu plus sur les mystères de Dead in Bermuda (un mystère à propos de la civilisation Atlante). Clairement les développeurs ont l’intention de développer leur univers « Dead in » (on attend le Dead in Space).

Parmi les regrets, figure l’obligation de refaire les mêmes dialogues en cas de nouveau run, cela nuit clairement à la rejouabilité. Les développeurs ont prévu un patch très prochainement permettant d’accélérer ceux-ci, néanmoins j’aurais préféré une option permettant de les sauter complètement (avec la seule obligation de sélectionner les choix de dialogues).

L’indéniable répétitivité du cycle des 3 phases par journée est contrebalancée par le nombre constant de problèmes à gérer ( du genre: je n’ai pas assez de viande, il faut donc chasser, mais pour cela je dois crafter des flèches, mais ma chasseuse est blessée, il faut qu’elle se soigne à la station de soin, mais il lui faut un soigneur , …..)

Pourtant pas un spécialiste ou fan des jeux de gestion, l’aspect RPG et le contexte m’ont poussé à continuer avec plaisir. Dead in Vinland est un de ces jeux où l’on refait encore un tour juste pour voir ce qu’il se passera après….

Test réalisé à partir d’une version PC fournie par les développeurs. 

 

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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