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Immortals Fenyx Rising

Ecrit par papa

écuries d’Augias ou douce ambroisie ? 

Initialement appelé Gods and Monsters, Immortals Fenyx Rising, comme Assassin’s Creed Odyssey avec qui il a partagé le développement, se déroule en Grèce antique mais dans une Grèce des dieux mythologique, moins terre à terre et avec un ton beaucoup plus dessin animé.

Présenté lors de l’E3 2019 et repoussé au 3 décembre 2020, ce fut l’un des premiers jeux AAA à bénéficier d’une démo Stadia prouvant l’intérêt de ce support pour les démos (accéder à une démo d’un clic sans téléchargement aide beaucoup).

Dans Immortals Fenyx Rising, Typhon, un titan (les divinités qui ont précédé les dieux grecs), s’est libéré et a pris sa revanche sur les dieux en les privant de leur essence divine. Zeus, ayant pris la fuite, va demander de l’aide à Prométhée (le titan que Zeus avait puni pour avoir apporté le feu de l’Olympe aux humains en l’attachant à un rocher sur le mont Caucase, son foie dévoré par l’Aigle du Caucase pour l’éternité). Ce dernier lui indique que son salut repose sur les épaules d’une humaine.

Fenyx est un·e jeune porteur de bouclier grec seul·e survivant·e du naufrage de son équipage. A noter que si l’on peut choisir le genre de son personnage, toute la communication s’est faite avec un personnage féminin. On va donc adopter ce choix dans ces lignes. Fenix va donc avoir pour mission de sauver l’Olympe et le monde à travers ce jeu d’aventure en monde ouvert. 

Le début d’Immortals Fenyx Rising est assez grisant car notre personnage acquiert rapidement des pouvoirs, une façon de faire passer le tutoriel de manière assez plaisante. 

Le jeu a un ton particulier. Tout d’abord parce que les événements sont en permanence commentés par Zeus et Prométhée respectivement doublés par les acteurs Lionel Astier (oui oui de Kamelot) et Loïc Houdré. C’est parfois un peu lourd mais je trouve que cet humour naïf est vraiment rafraîchissant alors que le jeu vidéo AAA semble resté bloqué à l’ambiance dark & gritty des comics des années 90 (une crise d’ado quoi). Chaque déité que vous allez rencontrer est pour le moins excentrique ou carrément barrée. Mais l’heroine n’est pas en reste: Fenyx est une fangirl: elle ne peut manquer de montrer son admiration ou sa connaissance des légendes concernant les dieux de l’olympe, c’est une nerd. 

Bon maintenant évacuons l’éléphant dans la pièce. Oui, certains aspects du jeu semblent avoir été fortement inspirés par The Legend of Zelda: Breath of the Wild:  votre personnage peut escalader n’importe quelle surface avec la même jauge d’endurance, Fenyx peut dompter chevaux et cerfs, le système de carte est similaire,  votre héroïne plane avec les ailes d’Icare comme link avec son paravoile, …, ce n’est pas tant chaque système individuel qui fait penser à Breath of the Wild car somme toute Nintendo ne les a pas tous inventés pour la plupart, mais cette accumulation de petites similitudes. Néanmoins le jeu est moins organique que le titre de Nintendo.

Immortals Fenyx Rising est cependant plus dirigiste avec ses indicateurs de quête, en regardant avec les jumelles le jeu indique exactement ce que vous trouverez à l’autre bout, on est nettement moins guidé par la curiosité que dans son homologue de la firme de Kyoto.  On y retrouve aussi les tours (ici des reliefs ou statues très élevées) qui dévoilent la région lorsqu’on atteint le sommet mais dans ce cas il clair que c’est Nintendo qui s’était fortement inspiré d’Ubisoft, l’inspiration va dans les deux sens. 

Le système de combat tout en esquives et parades est très flashy avec de nombreux pouvoirs. Votre héroïne peut infliger de gros dégâts en faisant apparaître des lances depuis le sol ou en abattant un énorme marteau. Fenyx peut attaquer les ennemis ailés en effectuant un double saut aidés ses ailés. Les combats sont assez plaisants et je ne me lasse pas lasse pas de voir les ennemis vaincus éjectés au firmament.

Bon par contre impossible de ne pas comparer  les cryptes divines d’Immortals Fenyx Rising et les sanctuaires de Breath of the Wild. Il s’agira toujours de résoudre des énigmes en utilisant vos pouvoirs. Un moment de calme et de réflexion même si ces cryptes divines impliquent un peu trop souvent d’utiliser les bracelets d’Héraclès (permettant de soulever de lourds objets) et des plaques de pression. 

L’aspect “parc d’attraction” qu’on peut souvent reprocher à la formule si bien formatée des open-world Ubisoft semble plus adaptée ici, il s’agit d’un univers imaginaire des dieux, cela apparaît comme plus “logique” de tomber sur une activité ou un donjon tout les 200m que dans les jeux plus réalistes du développeur.

Techniquement, malgré l’aspect cartoon, le jeu offre de jolis effets de reflets ou de particules. Le jeu a tourné sans accroc sur notre Xbox Series X. Et même s’ il semble offrir moins de détails sur Switch, il est à noter que c’est l’un des très rares jeux en open-world sur la plateforme et le seul monde ouvert Ubisoft récent. 

Immortals Fenyx Rising offre une aventure amusante et riche qui plaît par sa fraîcheur, sa simplicité de sa narration, dans un environnement coloré qu’apprécieront les plus jeunes et ceux qui se souviennent des dessins animés de leur enfance devant un chocolat chaud.

Test réalisé à partir d’une version Xbox Series X fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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