article de Papa indé PC

Dicey Dungeons

Ecrit par papa

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster détesté les dés.

J’ai toujours eu une relation difficile avec les dés. J’ai toujours haï le caractère totalement injuste d’un lancer de dé au Monopoly ou au jeu de l’oie.

Alors je ne vous cache pas que j’avais quelques appréhensions avec Dicey Dungeons malgré le buzz favorable. Mais cela fait des heures que je ne lâche pas le jeu et que je souhaite sincèrement qu’aucune version mobile ne soit en développement pour espérer garder un semblant de productivité.

Mais que diable est cette sorcellerie ? 

Mais avant tout revenons aux origines. Son auteur, Terry Cavanagh est un développeur irlandais connu pour les succès indés tels que VVVVVV et Super Hexagon ainsi que de nombreux jeux flash. 

Dicey Dungeons est un projet issu d’une game jam, le 7DRL Challenge, l’édition 2018 plus exactement. Le 7DLR Challenge se déroule en février ou mars chaque année et consiste à créer un jeu de type rogue-like en 7 jours, il n’y a pas de gagnant à proprement parler pour cette game jam, le but est de sortir un jeu complètement jouable au bout de ces 168 heures. Terry Cavanagh a continué le projet et proposait une alpha gratuite jouable sur navigateur. Il a ensuite rejoint le programme d’accès anticipé d’Itch.io.

Dans Dicey Dungeons, le joueur se retrouve transformé en un dé anthropomorphisé qui va parcourir un donjon afin d’essayer d’échapper aux embûches de Dame Chance.

Sur chaque étage les chemins menant à la sortie seront parsemés d’adversaires loufoques (en tout une soixantaine).

On trouvera aussi des vendeurs, des gens vous proposant du troc ou des forgerons permettant d’améliorer vos pouvoirs. 

Les combats se déroulent grâce à des dés activant vos capacités. Au début vous ne disposez que de quelques dés à 6 faces, ils symbolisent votre nombre d’actions. Le joueur doit décider comment allouer ses dés sur chacun de ses pouvoirs.

Ces pouvoirs de dés sont du style « épée qui fait 1+ 1Dé de dégâts » ou « récupérez 1Dé  de vie ». Mais Il y a des contraintes, certains pouvoirs demandent un certain type de résultat, par exemple uniquement les dés impairs ou un dé d’une valeur inférieure ou égale à 3.

Vous ne pouvez  équiper qu’un certain nombre de capacités, la limite étant due à la taille du pouvoir. Vous ne disposez que de 6 emplacements et certains pouvoirs en occupent 2. Ceux que vous ne pouvez pas équiper iront dans votre sac à dos. Contrairement aux  jeux de duels de cartes (Terry Cavanagh avoue s’être inspiré du jeu DreamQuest) il ne faudra pas faire du Deck Building (construction de deck de cartes), mais trouver le meilleur “Dice Buiding”.

Au fur et à mesure de vos affrontements, vous gagnerez des niveaux (augmentant vos points de vie, vous offrant un nouveau dé ou une nouvelle capacité). Le forgeron permettra d’améliorer vos pouvoirs en augmentant leurs effets ou parfois simplement en réduisant leur taille dans votre deck (permettant d’ajouter un autre pouvoir à votre main).

Durant la partie votre jauge de Fury augmentera permettant de déclencher une attaque particulièrement efficace (enlever 10 points de vie à l’adversaire, effectuer votre prochaine attaque deux fois, ..)

Bien sûr comme il s’agit d’un rogue-like, donc chaque mort est définitive. Au fur et à mesure de vos parties vous pourrez débloquer d’autres personnages, avec des sets de pouvoirs différents (il y en a 6 au total).

L’aspect graphique très coloré apporte une touche amusante au jeu, les graphismes sont l’œuvre de l’artiste Marlowe Dobbe. C’est elle qui a amené les adversaires tous plus bizarres les uns que les autres. On y trouve un aspirateur, un bébé calamar, un cactus,…

Côté musique on retrouvera avec plaisir Niamh Houston.a.k.a Chipzel, musicienne spécialisé dans la musique chiptune qui avait déjà travaillé avec Terry Cavanagh sur Super Hexagon. 

Cette version finale contient de nouveaux modes jeux. Ainsi on trouve désormais un mode spécial remix pour les 6 personnages : cela mélange les règles, les équipements et les monstres présents dans tous les épisodes. Le mode Challenge quant à lui  vous permet de collecter des cartes à collectionner pour chaque monstre du jeu en réussissant des challenges en jeu.

Alors pourquoi j’apprécie tant ce jeu qui porte le dé comme symbole et base unique de gameplay? C’est parce qu’en dépit du hasard du lancer de dé le jeu demande de faire preuve de stratégie. C’est parce que tout ce principe de dice building, est en fait un  ensemble de mécanismes qui donnent au joueur le contrôle nécessaire pour atténuer le caractère aléatoire du lancer de dé. Le but du jeu est justement littéralement de lutter contre le hasard.

Dicey Dungeons sortira le 13 août sur Steam et Itchio (une version française sera disponible quelque temps après la sortie).

Test réalisé à partir d’une version Steam fournie par le développeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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