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Retour sur Celeste, le GOTY 2018

Ecrit par papa

Mieux vaut tard que jamais, retour sur le jeu hardcore bienveillant qui a marqué mon année 2018

Celeste est sorti le 25 janvier 2018 soit il y a près de 5 ans en années de gamer (oui on compte un peu comme pour les chiens) et j’y ai joué en day one mais par manque de temps je n’ai pas eu l’occasion d’en parler avant. Amusant ça un GOTY (game of the year , jeu de l’année) qui sort en janvier, mais Celeste ne fait rien comme les autres.

Nous l’attendions ce jeu de Matt Makes Games car Towerfall, une autre production du studio, est un jeu auquel nous revenons souvent entre amis.

Je l’ai pris sur Nintendo Switch pour pouvoir jouer partout (mais des pros ont tendance à recommander d’autres plateformes pour bénéficier d’un meilleur D-pad) et j’en ai surtout bien profité durant mes vacances au calme en mars.

Reach for the summit

Celeste est un jeu de plateforme où vous dirigez Madeline (car Celeste c’est le nom de la montagne pas de l’héroïne) qui s’est fixée l’objectif de gravir la montagne Celeste. Au cours de son aventure elle rencontrera des gens un peu bizarre comme cette vieille dame mystérieuse, Monsieur Oshiro un dirigeant d’hôtel ou Théo l’aventurier.

L’objectif du jeu est simple: il faut arriver à la sortie de chaque niveau. Les mécaniques sont assez convenues: Madeline peut sauter, grimper un peu et effectuer un dash (saut de côté). Le jeu en pixel art est mignon et rappelle la direction artistique de Towerfall en plus colorée.

Celeste dispose d’une excellente bande-son réalisée par Lena Raine qui semble en parfaite harmonie avec le jeu: elle apparaît si simple de premier abord mais s’enrichit au fil des mesures pour devenir beaucoup plus subtile. Chaque titre dispose d’un thème qui s’étoffe à chaque note, s’enjolive, prend de l’ampleur à chaque couplet.

Quiet and Falling

Et c’est une parfaite métaphore du jeu, les mécaniques de base ne changent pas ou si peu mais elle sont exploitées de façon différentes au fur et à mesure, comme autant de variations autour d’un thème. On apprend à jouer avec ce repos nécessaire pour recharger le dash (en touchant le sol), les limites des capacité d’escalade, …

Confronting myself

De la même façon l’histoire de prime abord basique (simplement grimper la montagne), se l’histoire se révèle plus nuancée : cette escalade est une lutte contre l’anxiété dont souffre Madeline. Elle devra littéralement affronter cette part sombre d’elle-même et faire la paix avec elle-même

Celeste est un jeu de plateforme hardcore bienveillant. Hardcore parce qu’il est difficile. Vous mourrez souvent dans Celeste. Bienveillant parce que le jeu vous encourage toujours (le jeu ne se prête pas à l’atroce mentalité des “Git Gud” polluant les jeux du type Dark Souls) et si vous n’y arrivez pas le jeu bénéficie d’un mode assisté particulièrement bien pensé et modulaire permettant de trouver le réglage le plus adapté pour vous aider (devenir invincible bien sûr mais aussi simplement augmenter le dash ou ralentir le jeu)

Dans les dernier niveaux, Celeste me demandait d’effectuer des tours de force que jamais je ne me serai cru capable: s’accrocher puis sauter au dernier moment, tomber sur une plateforme instable, effectuer un dash juste avant un obstacle fatal , reprendre de l’énergie en tombant puis  double dash en diagonale pour atteindre la sortie et parfois en profiter pour obtenir une de ces fraises si difficile à atteindre.

Les contrôles précis et cette courbe de progression si bien pensée sont les autres point fort du jeu. A la fin de l’aventure j’avais grandi, comme Madeline j’avais réussi un effort sur moi même, je m’étais hissé au sommet de mes capacités.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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