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Strafe

Ecrit par papa

Le strafe, ce mouvement de translation rectiligne le long de l’axe des Y du personnage, est au genre du FPS ce que représente le pas chassé à la danse classique.

Contrairement à la danse classique dans le jeu Strafe il sera moins question de grâce et de beauté que de frag et de de viscères éparpillées en low poly.

Notre personnage, un ferrailleur de l’espace, est envoyé récupérer des matériaux sur le vaisseau Icarus. Après un tutoriel en vidéo fleurant bon les VHS et les films SF cheapos en direct-to-video, vous vous retrouvez devant ce qui semble être un vaisseau « où les choses ont mal tourné ».

« Les choses ayant mal tourné » étant le doux euphémisme pour  » une invasion extraterrestre a envahi le vaisseau et veut votre peau et les robots s’y mettent aussi »

Alors on ne va pas se mentir il va falloir régler ça de façon old school à coups de shotgun, fusil d’assaut ou railgun. Il s’agit d’une des 3 armes à choisir que vous conserverez pendant tout votre run. On trouvera par la suite d’autres armes comme un lance-roquette, un fusil à plasma ou un pistolet mais ceux-ci ne seront pas permanents.

Oui j’ai parlé de run, car Strafe est un mix entre FPS old school et roguelike avec son lot de niveaux aléatoires et mort permanente.

Si on retrouve les graphismes du début des années 90 à base de 3D  basse résolution que certains (les béotiens) trouveront laids, on retrouve aussi le rythme nerveux de l’époque qui risque de tourner la tête des plus jeunes habitués aux FPS poussifs de maintenant (je ne donnerais pas de noms).

Cela permet de se remémorer des termes qui fleurent bon les Quake, Doom et autres FPS mythiques : circle strafing, bunny hop, et autres strafe jump …

Tout est fait pour émoustiller nos souvenirs  de gamer du début des années 90 plus particulièrement la période Quake, avec l’apparition des ennemis en vrai 3D : Les sons des modems de l’époque, les vidéos avec qualités VHS et même le site web du jeu fleure bon l’année 1996. Et puis il y a aussi le coté gore exagéré des productions de cette période avec les démembrements grace à leur technologie ÜBER-GORE ® Tech.

 

On pourra néanmoins reprocher  le coté roguelike et sa génération aléatoire, l’ajout principal du jeu par rapport à ses ainés de 20 ans. En effet chaque niveau est généré aléatoirement et pourra se révéler parfois particulièrement punitif selon votre chance. On regrettera aussi le prix demandé pour acheter des pièces d’armures ce qui fait qu’on se ravitaille peu. Tout cela ne m’a pas permis d’aller bien loin dans le jeux , je dois bien l’admettre.

A noter que Strafe propose un mode sur Oculus Rift.

Enfin n’oublions pas la musique de bon goût et rythmée,  pleine de vieux synthés de l’époque.

Strafe est un trip nostalgique soigné qui plaira particulièrement aux pro du FPS, aux vieux nostalgiques (et aussi à ceux qui ont de la chance cf. le coté roguelike) .

test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur. 

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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