PC PS4

NieR: Automata

Ecrit par papa

Yoko Taro X PlatinumGames

Dans un futur lointain des entités mécaniques appelées « Machines » venues d’un autre monde ont poussé l’humanité à prendre refuge sur la Lune. Le conseil de l’Humanité a organisé une résistance de soldats androïdes pour récupérer la planète.

Votre héroïne YoRHa No. 2 Model B, « 2B »,  fait partie d’une nouvelle unité androïde de combat : les YoRHa. Ceux-ci combattent les Machines dans les décombres de l’ancienne civilisation humaine.

Vous serez accompagné d’alliés tout au long de votre combat comme 9S un spécialiste (bavard) de la reconnaissance, ou Pascal la Machine pacifique.

NieR: Automata est un monde ouvert à l’ancienne, c’est-à-dire assez découpé en zones distinctes souvent séparées de murs infranchissables. Ces décors massifs et imposant nous offrent le spectacle de notre civilisation détruite sur laquelle la nature a repris ses droits. Ainsi les buildings sont recouverts de végétation, et une faune s’est développée (cerfs, sangliers, …).

Envoyés en mission depuis le bunker orbital du conseil de l’Humanité, 2B et 9S vont peu à peu se rendre compte que tout n’est pas noir et blanc sur Terre (détail amusant lorsqu’ils sont sur la base en orbite, le jeu est véritablement en noir et blanc) . Certains ennemis, les Machines, développent des sentiments et des YoRHa ont fait défection.

2B est une androïde réservée (il est d’ailleurs interdit aux androïdes de faire preuve d’émotions) disposant d’extraordinaires capacités de combat. La touche de PlatinumGames en ce qui concerne les combats se retrouve ici avec un système simple de prime abord mais efficace. Bien sûr on trouve une esquive/contre-attaque typique de leur jeux (Bayonetta, Transformers : Devastation, Metal Gear Rising : Revengeance). Il est possible de créer deux configurations d’armes distinctes et passer de l’une à l’autre en cours de combat. Il ne faut pas oublier le pod, ce petit drone volant servant d’arme de tir à distance (par la suite il est possible d’en trouver d’autres avec par exemples des missiles).

Les Machines que vous rencontrerez ont un aspect rond et pataud. Certains sont inoffensifs, d’autres sont redoutables. Les plus imposants, les boss donneront lieu à des combats épiques. Il n’est pas rare de de devoir affronter des robots titanesques plus grands qu’un immeuble.

Le jeu alternera les angles de caméra pour changer le gameplay. Au plus près du personnage c’est un Third Person shooter classique mais il suffit que la camera s’élève lors d’un combat de boss pour que le jeu devienne un bullet hell. Parfois la camera s’éloignera pour nous offrir un jeu de plateforme 2D.

Si jamais vous mourrez (assez rare, car le jeu est assez facile), il faudra retrouver le corps de son androïde pour récupérer son équipement. Si vous jouez en ligne, les corps des joueurs morts apparaissent dans votre monde et vous aurez le choix de piller leurs ressources ou de les réparer pour bénéficier d’un compagnon guidé par l’IA.

Le metagame de l’upgrade est particulièrement bien développé dans NieR: Automata. Il est possible d’acheter d’autres armes (sabres, épées, gantelet) ou d’améliorer ou de changer son pod. Mais c’est surtout au niveau des puces que le choix des mise à niveau sera le plus vaste. Car la puissance de 2B ne dépend pas que de son niveau d’expérience mais aussi, androïde oblige, de ses puces. Celles-ci offrent divers bonus  ( en attaque , défense, vitesse, vie, …) et peuvent être trouvées sur les corps des ennemis ou chez les marchands.   Il est possible d’acheter d’autres emplacements de puces.

Si le jeu apparaît souvent assez vide avec des textures assez simples (le jeu semble venir de la génération précédente de consoles), il est sauvé par une direction artistique impressionnante offrant des paysages magnifiquement désolés. On appréciera aussi sa fluidité exemplaire (les développeurs annoncent 60 images par secondes).

Un des aspects les plus marquant outre sa direction artistique très manga c’est sa bande son absolument magnifique composée par Okabe Keiichi. Mélangeant diverses influences classiques ou asiatiques, par moment instrumentale ou accompagnée de voix sublimes, voir électro, celle-ci transcende l’expérience et apporte cette touche de mélancolie qui imprègne tout le jeu.  C’est bien simple j’écoute cette bande son au moment d’écrire ces lignes.

Au niveau des regrets, il faut avouer que les nombreuses quêtes fedex ont tendance à amenuiser l’enthousiasme, heureusement un boss gigantesque ou orignal n’est jamais très loin. De plus la carte du monde n’est pas un outil très efficace (le jeu s’en moque lui-même  à diverses occasions). Des amis m’ont faire part de divers problèmes techniques sur PC mais je n’en ai pas rencontré.

Mais NieR : Automata ose de nombreuses choses : comme cet instant en plein milieu d’un combat de boss  où apparaît un micro jeu représentant une tentative de piratage. Ou ce carnaval permanent où les robots font la fête. Et bien sur NieR : Automata offre de nombreuses fins différentes.  Mais c’est pour son histoire qu’on appréciera le jeu.  Nier : Automata se veut une réflexion sur la violence et la nature humaine, est-ce qu’un robot peut être humain ? qu’est-ce que l’humanité ?

NieR: Automata offre un mélange étonnement bien équilibré entre le RPG et le jeu d’action et permet à PlatinumGames de revenir au top.

Test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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