article de Papa E3 PC PS4 test

Headlander

Ecrit par papa

20160814163738_1Qu’on lui coupe la tête ! –  La Reine Rouge

J’avais testé Headlander sur le stand Sony à l’E3 2016 et il m’avait tapé dans l’œil avec son look de film SF des années 70s. J’ai donc sauté sur l’occasion de l’essayer plus en détail.

Avant toute chose il est utile de préciser qu’ Headlander est issu des cerveaux délirants de Double Fine Productions, le studio de Tim Schafer entre autre responsable de Psychonauts, Brütal Legend, Costume Quest, Stacking ou Trenched. Mais vous l’auriez probablement deviné de vous-même tant le pitch est …hum… « différent ». D’ailleurs il est publié par Adult Swim Games, la division JV de la célèbre chaine TV US de dessins animés.20160814165053_1Votre héroïne  (ou héros, il est possible de choisir), muet, est une astronaute qui se réveille sur un vaisseau spatial sans son corps. Oui vous avez bien lu, il ne lui reste que sa tête. Guidée par une voix inconnue, elle (ou il) découvrira qu’elle peut diriger cette tête grâce à des petit propulseurs, mais surtout qu’elle pourra l’amarrer sur tous les robots et ordinateurs.  Oui le futur du connecteur universel, n’est pas l’usb ou le connecteur Lightning, mais le tour de cou.

Headlander, qui porte donc très bien son nom, vous amènera à essayer de fuir une intelligence artificielle ayant pris le contrôle de l’humanité en transférant tous les humains dans des corps de robots.

Castletroid, Igavania,…

Sur la forme il s’agit d’un metroidvania, c’est-à-dire que certaines portes ne sont accessibles qu’à un robot de la bonne couleur (les portes robotisées ont d’ailleurs des dialogues très amusants) ou grâce à certaines capacités apprises plus tard.20160814170806_1Comme dans tout bon metroidvania, au fur et à mesure on accède à de nouveaux pouvoirs comme de pouvoir transporter de petit objets ou des boosts pour notre tête propulsée.

Une partie importante du jeu sera composée d’exploration, grâce à la carte accessible d’un bouton. Mais les combats seront aussi très présents : en se connectant à un robot ennemi, notre héros peut utiliser leurs armes contre l’adversaire, puis changer de corps lorsque celui-ci est trop endommagé.

Headlander est vraiment attachant de par son ambiance désuète avec ses personnages aux combinaisons moulantes, ses décors psychédéliques et sa musique planante et me rappelle un peu la série TV Buck Rogers (oui je suis vieux toussa toussa).20160814165808_1

Le gameplay est vraiment bon, tout se fait vraiment simplement au pad et faire virevolter cette tête est un plaisir. Je n’ai pas essuyé le moindre bug sur la version PC et le jeu tournait très correctement.

Par contre les mécaniques se répètent un peu trop rapidement et se résume souvent à l’arrivée dans une salle, un combat contre les robots, puis recherche du robot permettant de passer la porte.

Mais je suis assez indulgent car les dialogues sont réellement amusants (intégralement traduits en français) et l’histoire se développe au fur et à mesure. On se plait à essayer de pouvoir se connecter sur tout et n’importe quoi (aspirateur, tourelle laser, ..). L’univers semble beaucoup plus vivant que nombre de metroidvania, avec ses humains robotisés hippies aux tirades impayables. A noter une bande son planante à souhait.

Headlander est une bonne surprise qui innove par ses mécaniques de jeux et son atmosphère disco, disponible sur PS4 et PC. 20160814173708_1Test réalisé à partir d’une version PC fournie par l’éditeur.

A propos de l'auteur

papa

Rédacteur en chef avec la Passion™ ® du Jeu Vidéo depuis ses débuts sur Spectravideo et Sinclair ZX81.
Fier papa de 2 jeunes gamers.

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